Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing ! Quoi ? Déjà 5 heures ? C’est dur de se lever à une heure pareille, même si c’est pour une activité rentrant dans le cadre de son hobby
. Soit… un programme alléchant et bourré de correspondances était au menu du jour, jugez plutÃŽt
:
- 6:41 bus 54 –> Fernand Cocq 6:57
- 7:02 bus 71 –> Delta 7:16
- 7:24 Conforto –> Louvain La Neuve P Leclercq 8:00
- 8:06 bus 4 –> Nivelles Gare 8:32
- 8:45 bus 72 –> Manage Gare 9:12
- 9:23 bus 33 –> Jolimont Bifurcation 9:30
- 9:48 bus 82 –> Mons Gare 11:04
- 11:10 bus 41 –> Quévy Pharmacie 11:29
- 12:32 bus BLQ –> Quévy Gare (Aulnois) 12:44
- 13:45 bus 96a –> Mons Gare 14:32
- 14:40 bus 15 –> Soignies Gare 15:18
- 15:24 bus 115b –> Quenast Le Gobard 15:44
- 15:49 bus 115R –> Rebecq Gare 15:53
- 16:38 bus 115b –> Tubize Gare 16:52
- 16:59 bus 115b –> Halle Station 17:12
- 17:43 bus 154 –> Lot Station 18:01
- 18:08 bus 50 –> Saint-Denis 18:25
De nature méfiante quant à la ponctualité du 54 et au trafic du 71, je décidai d’encore anticiper tout ça et de démarrer avec le 54 de 6:25, histoire d’avoir quand même un peu à patienter avant le Conforto, vu que, à quelques exceptions prÚs, le reste du programme se compose de correspondances brÚves…
Le 8653 se présenta à l’heure et me permit d’encore laisser filer un 71 sans stress à Fernand Cocq, le temps d’en faire une photo souvenir. Le 8845 fut le 71 qui me conduisit jusque Delta, largement dans les délais, et dont l’affluence permettait encore à chacun de s’installer où bon lui semblait
. Ma précaution se sera finalement avérée inutile, le 71 de mon planning arrivant encore bien à temps avant le Conforto.
Le Conforto s’est présenté avec un brin de retard. Une fois n’est pas coutume, j’allais voyager avec un bus dont je n’avais jamais eu droit : le 961208. Vous vous imaginez déjà qu’à une heure aussi matinale et comme je suis souvent frappé par « l’Integro Effect », l’itinéraire ne fut qu’une longue sieste paisible de la premiÚre à la derniÚre seconde ?
Hé bien non !
. Moi, le chantre de l’Integro, qui n’hésite jamais à mettre ce modÚle sur un piédestal vantant son confort et la facilité avec laquelle on s’endort dedans, j’ai moins apprécié celui-là . Cet Integro, par rapport à ses congénÚres, est littéralement dépouillé. Les fauteuils ne sont pas à la hauteur, les filets à bagages ne sont pas présents… bref, j’ai l’impression d’être dans un autre modÚle de bus et, résultat, je ne commencerai qu’à somnoler qu’au moment de sortir de l’autoroute, donc plus vraiment la peine de faire une sieste
. Dans le 961206, je m’endormais sans effort… Pourquoi n’a-t-on pas récupéré l’intérieur de ce bus pour le 961208 ?
.
Je vais me rattraper avec le 6670, l’Irisbus Ares du Rapidobus 4, pensez-vous ? Pas du tout ! Le trajet du 4 est trop court pour entreprendre la moindre sieste. Je sais que je me suis déjà endormi sur des distances plus courtes, mais là , ça n’a pas opéré :s . Déjà une fine pluie arrosait le bus à la sortie de Louvain-La-Neuve, le reste de la N25 se fera derriÚre un camion, impossible à doubler vu la file de voitures qui nous dépassait déjà …
Je craignais déjà le pire pour le bus suivant, le 72. AprÚs avoir cherché un peu aprÚs son arrêt, je redoutais déjà l’abominable R312 surgir depuis Baulers, l’autre terminus de la ligne. Cette fois, je fus rassuré
. Le bus qui assurait mon service était un Jonckheere S2000T, le 6705
. Le voyage vers Manage fut d’autant plus paisible rien qu’à voir que le bus dans l’autre sens était bel et bien un R312
C’est un contrejour frappant qui m’a reçu en gare de Manage, mais qui ne m’a pas empêché de photographier les bus qui s’y trouvaient
. Ensuite, attendre le bus suivant. L’aubette est délabrée, seule la borne de temps d’attente à l’arrêt est restée entiÚre, pas mal
Ce fut ensuite une vieille connaissance que fut mon bus 33. Un A500
. Je suis rodé à ce type de matériel et le voyage fut agréable
. Avant de monter, j’étais un peu nerveux, car je ne savais pas situer l’arrêt Jolimont Bifurcation, où je devais débarquer. Mais le systÚme d’annonce des arrêts m’a rassuré tout de suite. Il s’agit du même systÚme qu’à LiÚge où j’ai déjà pu me rendre compte de son efficacité redoutable
. Déjà au départ, il commence directement : « DEVIATION PREVUE JUSQU’A L’ARRET… »
. Ce type de message fait cruellement défaut à la STIB. Ca permettrait, sinon pas d’éviter, mais de diminuer drastiquement une des questions à la mode en cas de demi-tour : « Vous allez par où ? »
. J’ai pu ainsi arriver à mon arrêt sans le moindre problÚme
. A quand une généralisation de ce systÚme chez les TEC, et à quand De Lijn pourrait s’inspirer d’un systÚme identique ?
Une petite vingtaine de minutes me permettaient de décompresser un peu à Jolimont. Le temps que le 82 arrive, je suis parti acquérir une bouteille d’eau. A l’épicerie, j’ai pu goûter à une conversation mâtinée d’une pointe d’accent local
: »
- Je voudrais quelques tranches de pâté de veau - Combien de tranches je vous donne ? - deux - trois - Ah, chez vous on donne ? Ca va, je viendrai faire mes courses plus souvent chez vous!
«
Il ne restait que peu de temps avant que le 82 n’arrive qu’une Alfa vient se garer sur l’arrêt de bus. Je réfrÚne mon indignation quand je constate que ce n’était qu’une personne venant déposer une personne âgée à la patisserie se trouvant devant l’arrêt de bus : « A mon âge, j’ai besoin d’un chauffeur, parce que à pattes, je ne peux plus rien faire! » s’empressera de me dire la représentante du 3Úme âge
.
Avec un peu de retard, enfin, le 82 arrive. Horreur et stupéfaction ! :s C’est un R312 ! :s :s :s . Et le pire, je dois rester plus d’une heure dedans
. La chance avait-elle fini par m’abandonner ?
Le bus est bien chargé et remplit bien ici sa fonction de ligne urbaine dans le coeur de la région du Centre. Au sortir de La LouviÚre, de la place se fait finalement. Toujours au delà de La LouviÚre, je ne sais plus vous expliquer grand chose… une fois qu’on a quitté la N55, ma courte nuit m’a rattrapé et je me suis endormi… pour ne me réveiller qu’à Maurage :s
. Ne pas dormir dans l’Integro et dormir dans un R312, je commence à me détraquer
. Un vieux pont m’a intrigué en route, je ne situe pas d’ancienne voie ferrée dans la région. Une piste à creuser
. Dans le grand Mons, je commence à m’inquiéter quelque peu… nous avons du retard. Et je n’ai que 5 minutes avant le bus suivant… Ce n’est que sur le Ring de Mons que je fus rassuré, j’ai repéré l’Iliade circulant sur le 41 assez loin… derriÚre. No problem
J’embarque donc dans ce Renault Iliade en arborant fiÚrement mon libre parcours TEC
. « Ah non, ce n’est pas valable ici », me rétorque la conductrice
. C’est un monde, pour un bus qui porte les couleurs du TEC :s . Me voilà quitte d’1,80â?¬ pour continuer jusque Quévy, où une heure dans un bled sans rien m’attend :s . AprÚs m’être débattu pour redresser le siÚge que j’avais choisi, et aussi contre un chewing gum (y en a qui n’ont aucun respect, franchement !
), le car (pas de plate-forme, pas de main courante
) se mit en route. Dans Quévy, la conductrice me demanda où je comptais descendre et l’arrêt se fit sans mal
. Un dernier détail à noter : à la Stibus, la compagnie de transports de Maubeuge, le numéro d’info à la clientÚle est un 0800
. Me voici arrivé à Quévy le Grand, et mon estomac me fait signe … une heure, ça laisse le temps d’explorer le village pour voir si quelque chose de valable s’y trouve. AprÚs une visite rapide, mon constat fut amer : rien !
Cinquante minutes à faire tenir un estomac :s . Ca ira relativement bien, une pomme venant à mon secours
12:35, nom de code DeNolf & DePla Peugeot Procity, identification 3941, ligne BLQ
. J’ai justifié à moi seul la circulation de ce brol aujourd’hui
. Le chauffeur n’avait pas l’air de connaitre non plus le libre parcours d’un jour : « Vous savez, on n’est pas toujours au courant des nouveaux trucs »… Cet engin a une suspension abominable, mon estomac se souvient encore du dos d’âne précédant le pont du chemin de fer prÚs de l’ancien point d’arrêt de Blaregnies. aprÚs avoir salué le sympathique chauffeur, je ne fus pas déçu de descendre de ce véhicule
Re une heure et le seul supermarché en vue fait une pause midi
. Je pousse ma visite un peu plus loin et je tombe sur une librairie – boulangerie… dont la sonnerie à la porte est assez originale
. Mon estomac est rassasié, tout va bien, la visite peut reprendre
. La gare de Quévy, située sur le territoire d’Aulnois, est monumentale, comme le furent toutes les gares frontiÚres. Un convoi de marchandises français s’y arrêtera, avant que le 96a ne se présente, enfin
.
Encore un R312, décidément, c’est ma journée
. Et comme c’est en plus l’heure de la sieste, devinez la suite
. Le temps de franchir le pont de Blaregnies avec une meilleure suspension et de quitter l’itinéraire du BLQ, et une nouvelle sieste s’est offerte à moi… jusque Mons :s . Visiblement, j’en avais besoin
, car pour dormir là dedans, faut être crevé. Mais visiblement, je n’étais pas le seul a voir eu cette idée
10 minutes de quelques clichés en gare de Mons plus tard, je m’apprête à affronter une ligne que je connais par coeur, la ligne 15 vers Soignies
Tombé en plein sur la sortie des écoles, ce bus charge relativement beaucoup jusque Casteau. Ce qui m’a permis de croiser deux de mes cousins
. Lui aussi avait pris un brin de retard en route, car je n’ai pas du attendre longtemps le 115b qui suivait
. J’ai oublié quelque chose ? Ah, oui… c’était un A320
Avec ce 115b, début de la trilogie « Senne Autobus », et j’ai encore du mal à m’en remettre
. Le premier d’entre eux fut le 451148, premier 115b jusque Quenast. Ce bus roule vite :s . Tout a bien été jusque Braine-le-Comte, mais ensuite, le bus s’est retrouvé dans une file et a pris du retard. 15:49, nous quittons seulement la N6 et c’est l’heure de passage du 115R plus haut. Je commence à être tendu, scrute tous les panneaux d’arrêts (héé oui, fini le TEC Hainaut et son panneau d’annonces
) pour finalement descendre au mauvais. Je croyais avoir lu 115R de l’autre cÃŽté, et ce n’était que…115B
. Résultat, une belle marche m’attend jusque Rebecq et un changement de programme pour quand même photographier ce 115R. J’arrive à 16:06 à l’arrêt où je devais descendre, bus raté depuis prÚs de 20 minutes, selon l’horaire. Cependant, il y a plein de gens qui attendent. Je me demande pourquoi, le bus suivant est annoncé dans 35 minutes, largement le temps pour moi de descendre jusqu’à la Gare de Rebecq. En chemin, je me fais dépasser par un 115B, que je photographie.
Arrivé à la gare de Rebecq, je regarde directement (enfin, directement, j’ai vu qu’il n’y avait plus de voies sur le site du RRR, j’espÚre que c’est provisoire :s ) les horaires aux arrêts et constate que je dois rester facilement plus d’une heure avant de photographier ce 115R. A ce moment, la pluie tombe bien et le ciel s’obscurcit encore, me faisant douter de mes chances de réussir cette fameuse photo
. Soudain, un détail me fait tilter : le 115R, sur l’horaire, est annoncé comme se rendant vers QUENAST ROUTE DE REBECQ. Je vérifie rapidement la photo du 115B que j’ai faite en arrivant… ce bus affiche la même destination
. Et comme aucun 115B n’est annoncé allant là , ce 115B était le 115R que je pensais avoir raté, qui avait donc plus de 20 minutes de retard
. Je peux donc suivre à nouveau mon planning comme prévu
. Et heureusement que je ne suis pas resté une heure lÃ
. Deux automobilistes ont cru que j’avais l’intention de traverser la rue, ce qui n’était pas le cas
(il y avait, parmi ces deux automobilistes une jolie blonde qui a d’ailleurs pris ma réaction avec le sourire
).
Senne Autobus, acte 2. Le premier bus à se présenter est le Transit2000 451152. Je m’avance, mais ne remarque pas que ce bus ne va pas plus loin que Rebecq. Ce que le chauffeur me fait gentiment remarquer. Sorry :s . Peu de temps aprÚs, le Linéa 451142 se présente, avec la mention Tubize. AprÚs avoir trouvé place en me frayant un passage parmi les nombreux élÚves se trouvant dans le bus, je pus constater que ce bus était aussi brusque que le précédent. C’est une maladie chez Senne Autobus ? :s . En parlant de maladie, j’en attraperais bien une si le voyage avait duré plus longtemps, c’est sineux dans le coin en plus
. La buée sur les vitres ne me permet pas de distinguer clairement où je me situe. Heureusement que je ne descends pas à un arrêt paumé :s . Le bus arrive à Tubize à 17:08, aprÚs le départ du 115b vers Halle de mon planning
. Et l’horaire aux arrêts, à Tubize, nada avant le samedi, merci les vandales !
Finalement, je n’eus pas à attendre longtemps ce 115b, sans doute a-t-il attendu que le mien arrivat
Il est à ce moment 17:19. Senne Autobus, acte 3. Encore un Linéa, le 451149. Encore un brusque :’( . C’est ma journée, décidément. Ce fut le plus court des 3 aussi, mais il commençait à me rendre malade aussi :s . Arrivé à Halle à 17:30, j’étais encore largement à temps d’aprÚs mon planning
. Y aura seulement un peu moins de photos à Halle
. Je me regonflai le moral et me refis une santé en pensant à l’A600 31xx que j’allais trÚs certainement avoir sur le 154
Je n’étais à Halle que depuis 5 minutes que je vois débouler un A600 Picavet qui venait du même endroit que moi. Si j’avais su…
. Le 154 finit ensuite par se présenter, le 3938. Un Transit2000. Ca ne me déplait pas… ce n’est pas le 31xx de Leerbeek, mais bon, on fait avec
. Ce fut relativement tranquille jusque Lot (et pas plus loin, sinon je dois payer plus cher
). Il ne me reste plus alors à cet endroit qu’à prendre le 50 jusque chez moi
. Avant que le 50 n’arrive, le 154 suivant a eu le temps de passer… un A600 31xx de Leerbeek
.
18:08, toujours sous la pluie, fin de parcours pépÚre en 8457
. Tout s’est relativement bien passé, malgré la météo, j’ai savouré chaque seconde de ma balade (oui, même dans les Senne Autobus
). Et je suis prêt à repartir pour de nouvelles aventures
Je tiens à remercier les chauffeurs des bus que j’ai pris et que j’ai photographiés, ils ont tous été sympathiques dans l’ensemble. Merci
N’hésitez surtout pas à commenter, je ne fais pas ce blog pour soliloquer