Moin
Un jeudi bien agréable se planifiait avec la balade prévue ce jour, qui consistait ni plus ni moins à traverser le Grand Duché de Luxembourg en bus depuis Troisvierges jusque Luxembourg
Départ assez matinal, mais logique vu que les billets de train devaient encore être acquis. En partant, un engin de chantier se trouve devant un autre chantier, empêchant toute circulation. Toutes les voitures doivent faire demi-tour, on a une avenue tranquille à présent
. Gniark gniark gniark
planning de la journée :
- 7:01 train L –> Bruxelles-Nord 7:14
- 8:04 train IC –> Liège Guillemins 8:58
- 9:15 train IR –> Troisvierges 10:43
- 11:10 bus 635 –> Wiltz Lann 11:42
- 12:01 bus 620 –> Rambrouch Gare 13:00
- 13:27 bus 595 –> Redange Gare 13:42
- 14:17 bus 520 –> Ettelbrück Gare 14:50
- 15:00 bus 555 –> Diekirch Gare 15:07
- 15:13 bus 100 –> Larochette Bleech 15:33
- 16:11 bus 409 –> Mersch Gare 16:25
- 16:40 bus 290 –> Luxembourg Gare 17:16
- 18:06 train IC –> Bruxelles Luxembourg 20:21
Le train de 7h01 me conduisit jusqu’à la gare du Nord, légèrement en retard comme à son habitude, il ne m’empêchera pas d’avoir le train suivant, je me suis donné près de 50 minutes de correspondance pour avoir largement le temps d’être en ordre pour le parcours
. Et, sait on jamais, si le 8500 avait la bonne idée de se présenter …
(j’apprendrai plus tard que ce bus venait de partir quand j’arrivais au Nord
).
IC A vers Liège, 8h04. Parfaitement à l’heure, il le restera jusqu’à Liège, où je le quitte pour prendre le train IR vers Luxembourg, sans stress cette fois, y avait plus de grévistes
. Juste attendre que l’AM diabolique (666) quitte le quai ou mon train doit arriver et puis à embarquer quand il est là, et on part à l’heure vers le Grand-Duché
Arrivé à Troisvierges, je m’acquitte immédiatement de la carte d’un jour qui sera mon sésame de la journée. Deux bus sont en attente devant la gare, mais il s’avère qu’aucun des deux n’est mon 635. Je me mets donc à l’attendre, dans le calme général du site de la gare de Troisvierges, à peine troublé par les cris des oiseaux
. Plus l’heure de départ du bus approche, moins je me sens à l’aise… d’après les horaires en ma possession, la gare est le point de départ du bus. Il devrait donc se trouver avec ses deux comparses… 11:08, je suis rassuré, le voilà
. Un Van Hool dont on est plus habitué à voir en car chez nous qu’en bus de ligne :

Billet validé et en route pour Wiltz. Le confort de ce bus est remarquable. Le chauffeur du bus discute avec un de ses collègues pendant le trajet, et ce fut assez intéressant quant au parc des bus de Stephany
. Là aussi ils ont eu des problèmes avec des Mercedes :s . Arrive Wiltz, je dois être attentif, je ne situe pas du tout ce « Lann »… Je tombe quand même dessus facilement et… c’est un coin que je connaissais, ouf
Je mets le cap sur la gare de Wiltz pour attendre plus facilement mon bus suivant : le 620. Arrivé à la gare, je vérifie quand même l’horaire affiché afin de voir s’il n’y a pas eu de changement depuis la dernière fois. C’est à ce moment que je constatai que ce bus ne venait pas jusqu’à la gare le… jeudi
. Je devais trouver le Lycée du Nord afin d’avoir le bon point de départ du bus. Mwouais, c’est où ça ?
. Je commence mon enquète, croise entre temps ce 620 qui va être injecté au Lycée et… me trompe de direction. Le temps de m’en rendre compte, l’heure de départ est passée.
Je retourne au Lann (Tilleul en Luxembourgeois
) et essaie d’étudier une alternative pour ne pas perdre le bénéfice que j’avais dégagé en traçant ce parcours. Je ne fus interrompu que deux fois : une première fois par le cortège de services scolaires qui défilent les un derrière les autres (il a bien chauffé, l’appareil
), une deuxième fois par un sans abri qui me demandait l’aumone, car il n’a plus dormi dans une maison depuis 5 jours… Bingo, mon alternative est trouvée : je prends le 620 une heure plus tard, je ne vais pas à Redange et je file direct vers Ettelbrück depuis Rambrouch, par le bus 530. J’arrive même 4 minutes avant le 520 avec ce système
Une fois ce parcours redéfini, je vais chercher mon sandwich pour le repas de midi. Je tombe ensuite sur un plan schématique de la ville et essaie de quand même repérer ce lycée pour voir si finalement je n’aurais pas pu le dénicher. J’entends une voix derrière moi : « Moi’n! » . Mon sans abri est à nouveau là, et, me voyant manger, me redemande de la monnaie afin de manger des frites et une thuringer
. Je suis trop bon, j’ai encore été quitte de 1 euro, en lui précisant que je ne savais pas lui donner plus. Je le verrai encore une fois avant mon départ et me remerciera quand même…
13:05, bus 620 vers Rambrouch : un modèle qui ne nous est pas inconnu

Un Jonckheere en terres luxembourgeoises. Il n’y en a pas si souvent que c’est pas une mauvaise idée de tester ça
. Si en plus ce bus est équipé de sièges Ariane Cosmic, je n’ai vraiment aucune raison de me plaindre
. Ce midibus a de très bonnes performances dans les tracés luxembourgeois sinueux, même s’il a un léger effet bateau. Quoiqu’il en soit on s’y sentait bien, car je m’y suis endormi
. Ce n’est que le mauvais revêtement routier d’un petit village qui m’a réveillé
.
Le site de la gare d’autobus de Rambrouch a l’air bien vide. Il est complètement en chantier, seule l’habitude de la clientèle permet de deviner que l’arrêt se trouve là. Le bus 530 ne mettra comme prévu qu’un petit quart d’heure pour arriver, et j’eus droit à ceci
:

Un vieux Mercedes O340 qui n’a même pas d’afficheur digital. Voilà qui brise une idée toute faite : oui il y a encore des véhicules en service de ligne qui n’ont pas d’afficheur digital au Grand-Duché. L’intérieur complètement car de ce véhicule ne m’a jamais fait penser à un bus normal, donc je n’ai pas d’appréciation… Arrivé à Ettelbrück, j’ai le temps de faire une belle série de photos avec les engins garés avant d’embarquer dans le Setra S319UL sur le 555 :

là non plus pas vraiment d’appréciation : ma correspondance à Diekirch était de 6 minutes, le bus a quitté Ettelbrück avec 4 minutes de retard… sans compter le trafic à la sortie de la ville. Arrivé à Diekirch, un Neoplan stationne, affiche le bon numéro de ligne. « Vous allez à Larochette ? », demandai-je au chauffeur … il me confirma. Ouf ! et un tour en Néoplan, dont je ne connais pas la dénomination du modèle. Si quelqu’un peut m’aider, merci

Là aussi j’ai été ravi par le confort du véhicule, les sièges souhaitant d’ailleurs bon voyage en pas mal de langues. Un chantier dans Diekirch met le bus un peu en retard, mais ce n’est pas trop grave vu la correspondance à Larochette. Ce coin du Grand Duché est vraiment sensationnel. Plus le décor défile, plus ça s’embellit. On arrive enfin dans la charmante petite cité qui vaut toujours un détour (voir album photo)
.
Le temps de me balader dans Larochette, je laisse filer un Den Oudsten sur 409 dans l’autre sens que le mien… » et P…urée, je chasse ce bus depuis plus d’un an maintenant !
« . Le temps de reconsulter les horaires et de constater qu’il est mathématiquement très probable que ce bus soit le mien, je me dirigeai vers la place de la Gare avec une pincée d’espoir « Pourvu que ce soit mon bus… »
Et ce fut mon bus
:

Le seul détail que je regrette sur ce bus par rapport à tous ses congénères hollandais qu’il m’est déjà arrivé de tester, c’est que ce bus possède les mêmes sièges que les Jonckheere S2000T des Rapidobus brabançons. Heureusement, le revêtement de la route Larochette – Mersch est impeccable, et je n’aurai pas à me plaindre. Ahh, ces roches taillées, cisaillées par la nature, quel émerveillement
. Ca ne vaut pas la vision de ces roches en remontant la route à vélo, mais c’est toujours agréable
.
Dernière étape, vers Luxembourg. Comme prévu, je laisse filer le premier 290, un Man NL313, afin de faire quelques clichés à Mersch. De toute façon, le bus suivant sera encore un Man, y a quasi que ça sur le 290
. Et pourtant….

Un Mercedes Citaro L qui sent encore bon le fraichement livré
. Quelle impression de profondeur quand on s’installe dans le fond du bus
. L’équipement des sièges en ceintures de sécurité plait aux enfants qui, tous sans exception, les attachent. C’est chouette d’avoir déjà le sens de la sécurité
(ou bien c’est simplement parce que c’est gai de l’attacher ???). Jusque Luxembourg centre, le parcours se fera sans problème. Il est même admirable de constater combien tout le monde se plie bien à la règle du bus RGTR qui ne peut plus embarquer de clients quand il entre dans le grand Luxembourg
. Une fois le centre franchi, l’embouteillage près de la gare a plus d’ampleur que d’habitude. Ca me fait mal de voir défiler tous ces bus que je ne sais pas photographier depuis mon siège de Citaro L. Arrivé à la gare avec 15 minutes de retard, je suis parti pour faire ma série de photos dans mon lieu de prédilection
Et ce fut vraiment jusqu’à la dernière seconde : chaque fois que je me disais qu’il était temps d’aller prendre le train, je regardais les bus dans l’embouteillage et pensais : « je fais encore celui-là et puis j’y vais ». J’aurai fait ça avec 3 ou 4 bus, avant d’entrer dans la gare à 18h02… encore 4 minutes pour prendre le train :s
Ce train de 18:06 a le grand avantage, pour des gens venant de Bruxelles comme moi, de faire très peu d’arrêts. Je me sens déjà à mon aise dans ce train, et ce tellement bien que je m’endors déjà après Arlon. Mon sommeil tiendra assez longtemps (jusque Lesterny) même si j’ai encore somnolé jusque Courrière. Les endroits habituels en somme
Le 54 avait 5 minutes de retard à Luxembourg, mais ce n’est pas ça qui a miné ma joie d’avoir passé une agréable journée, ni même la pluie qui a commencé à tomber dans la rue du Bailli. Ce fut une manière originale de traverser le Grand-Duché, et j’espère pouvoir encore concevoir un itinéraire du même genre.
Adi et à la prochaine
Oui ? J’ai oublié quelque chose ? Les photos ??? Ah oui ! :s vous les trouverez ici