nombreuses furent les photos tirées par mon cycliste en cette occasion, mais l’exclusivité en est gardée pour cheminsdurail, merci de votre compréhension
La journée en elle-même fut assez mémorable. Nous sommes partis vers 7h30 en vue de prendre le train vers Liège à 7h52. Enfin, 7h30, tout est relatif, il y a encore quelques préparatifs à boucler, et le départ réel ne se fera qu’à 7h39. Ca devient serré pour le train. Nous partons à bonne allure, mais mon cycliste n’étant pas à 100%, ce n’est pas encore la gloire. Nous arrivons finalement en gare du Midi à … 7h51 !
Une vérification rapide au guichet électronique confirme l’impression de mon sportif que celui-ci ne vendait pas de ticket pour moi
Tant pis, vu l’heure, on va essayer d’acquérir ça sur le train. Dans l’escalator, on entend déjà les portes se fermer. On essaie pour voir si le fourgon est encore possible. « Neen, mijnheer! » fut la réponse :s On a quand même eu le droit d’embarquer par la porte encore ouverte, du moment qu’on passe sur la plate forme de la voiture de tête à la Gare Centrale… et tenter le fourgon au Nord. Le controleur n’est pas revenu jusqu’au fourgon au Nord, il a donc fallu courir pour remonter dans le train pendant que la porte se fermait :s Ouf
Et voyage sur plate forme, mon cycliste restant à côté
Ma béquille s’en souviendra, de toute façon, de cet embarquement :s
Le parcours vers Liège se passe sans mal, même aucun billet ne sera acquis pour moi, pas mal
. Dans ce cas, on profitera des 20 minutes de correspondance à Liège pour me mettre en règle
Et, comme d’habitude en Wallonie, on ne connait pas le code du libre parcours d’un jour, alors qu’en Flandre, on vous donne ça en deux temps trois mouvements …
20 minutes ? non 13, allez-vous me rétorquer, vu que je prends le train pour Luxembourg… non, 20 !
A cause de problèmes au nettoyage, le train est arrivé avec 7 minutes de retard
Je prendrai ma place dans le fourgon et nous voilà en route peinard jusque Gouvy
Arrivée sans trop de mal à Gouvy, où il nous faudra encore traverser le marché local avant de prendre notre itinéraire… au début c’est du connu : Ourthe, Deiffelt et Grand-Duché… enfin, le temps de grimper pour arriver à la frontière…
On manque d’exercice et ça se sent, j’ai aussi le pneu arrière sous pressurisé et ça peut jouer… Une fois sur le territoire grand-ducal, l’itinéraire conseille de suivre la première à gauche pour arriver au village de Lengeler. La première à gauche se nommait en effet « Lenglerstrooss », mais n’a pas inspiré confiance à mon cycliste… erreur, cette rue était la bonne, selon l’itinéraire :/
Mais ce fut une erreur sans conséquence grave
Le point de traversée suivant fut la grand route au poste frontière de Wemperhardt, et … cette route dessert un petit hameau appelé Lengeler Bahnhof. Ce qui constitue justement le point de départ que mon cycliste s’était fixé
Après un petit tour des lieux, il s’avère que le site est encore impraticable à cet endroit. Il suffit donc de regarder le plan pour voir où on peut reprendre le site de la voie ferrée… mais quand les plans sont restés à Bruxelles, c’est impossible à faire
Une idée surgit alors dans la tête de mon cycliste : prendre le premier chemin forestier à droite, il doit bien recouper la ligne quelque part. On passe en effet après un moment entre deux buttes auxquelles on reconnait clairement qu’il manque un pont entre les deux
Nous avons retrouvé la ligne. Mais pour monter dessus, une pente incroyable, pleine de morceaux d’ardoises. Ce sera à pied qu’on arrivera sur le site de la ligne, sur un parcours forestier me faisant sautiller dans tous les sens … le décor est somptueux, et si les efforts sont donnés, nous avons là droit à un fabuleux chemin du rail
Enfin, vous en verrez plus quand ce sera en ligne sur cheminsdurail
Déjà pour mettre l’eau à la bouche, pas mal de ponts, des bâtiments de gare, quelques ponts disparus… jusqu’au petit village d’Auel, où un pont démoli à la frontière empêche le passage en continu…
Et c’est à cet endroit que les plans auraient été utiles. Les plans conseillaient de traverser l’Our à gué pour reprendre la voie ferrée sur territoire allemand. N’ayant pas de plan, on a du suivre le chemin par le parcours qu’il suivait: une jolie montée, de quoi passer du niveau de la rivière aux sommets de la région… et avec ce soleil, ce fut dur…
Et je n’ai pas vraiment aidé mon cycliste. Lors d’un changement de vitesse, je lui fais le coup du saut de chaine à l’avant, et un peu plus loin, le coup du saut de chaine à l’arrière. Se retrouvant déjà dans le développement le plus souple, je me mis aussi à patiner par endroits où le sol était plus meuble… bref, bienheureux d’arriver enfin au village de Maspelt, qui se trouve sur les sommets de la région
Mais l’heure passe et la pause midi approche. Nous allons donc mettre le cap directement sur St-Vith en suivant les indications de la localité la plus proche fléchée dans le coin : Lommersweiler. Nous suivons les flèches, laissons sur le côté une route interdite en hiver, puis entamons une descente sensationnelle
Mais la descente imprime une courbe qui nous fait tourner le dos à Lommersweiler :s C’est quand la descente est bien entamée que mon cycliste se rend compte de cette nouvelle erreur. Et pas la peinde de remonter, on a déjà donné
. Nous retrouvons un chemin de terre en bas, qui nous fait passer sous l’autoroute et arriver à un poste frontière avec l’Allemagne… Was ??? :/ La route a l’air importante en plus… :/ Après vérification de l’endroit, nous sommes un peu loin… à Steinebrück
encore 7 kilomètres avant de manger, et ce n’est pas tout plat… un bon break sera bien mérité à St-Vith, où nous arrivons vers 14h.
La pause midi se fera dans une boulangerie – tea room, où nous nous installerons en rue sur le banc qui y fait face. Le repos fait du bien et endort mon cycliste brièvement… il se fera réveiller par le bus 748
Héé oui, quand on dort, on ne sait pas faire de photo
Du coup, on remonte achever le break à An Den Linden avant de partir parcourir le deuxième chemin du rail du jour, entre St-Vith et Waimes. L’ancienne maison du chef de gare de St-Vith est somptueuse et rappelle bien le passé ferroviaire de l’endroit qui a fait prospérer la petite cité. Par rapport à notre passage précédent, le chemin est plus praticable et fléché. Après 30 minutes, nous voici déjà à Born où un arrêt photo de qualité est au programme
Le ciel en profite pour se couvrir, et, une fois ledit cliché fait, plus de temps à perdre, faut arriver à 18h50 à Trois-Ponts
Le chemin du rail sera dur à achever, car la voie arrivait à Waimes en constante montée. C’est à Steinbach qu’on abandonne le chemin du rail avant d’arriver à Waimes et de suivre le trafic vers Malmedy. Plus qu’1h30 avant d’arriver à Trois-Ponts! Quand la route descend ou est plate, la vitesse moyenne imprimée nous fera arriver à temps. Mais quand ça monte, ça devient effrayant :s Heureusement que Trois-Ponts n’est pas au sommet du Tourmalet avec Waimes à ses pieds
. Nous arrivons à Trois-Ponts finalement 25 minutes avant le train, le tout sans encore trop se prendre la tête
Surprise cette fois, ce n’est pas l’accompagnateur qui me monte dans mon fourgon, mais mon cycliste. La charmante accompagnatrice blonde n’a pas la force de m’embarquer… J’ai eu une anecdote à ce sujet, où elle a fait une remarque quant au titre de transport de mon cycliste, installé en 1ère classe avec un billet de 2ème. Mais son billet était bel et bien de 1ère classe
Je descendrai à Liège de la même manière que je suis monté et ça ira mieux dans le train vers Bruxelles, même si c’était à nouveau une accompagnatrice blonde. Elle a su m’installer
Enfin chez soi après seulement 90 kilomètres, mais dans la partie la plus dure du pays… ce n’était pas la top forme, mais tu as su faire tout ce que tu avais prévu… t’en fais pas, ça ira
Blue Diamond