Un mercredi magnifique ne pouvait être qu’une splendide occasion de remettre un de mes vieux tours en bus au goût du jour
Voici le planning édifié la veille pour faire de cette journée un havre de balade :
7h21 : 54 --> Ma Campagne 7h35 7h51 : 365a --> Dampremy Piges 9h32 9h44 : 88 --> Anderlues Monument 10h08 10h24 : 136 --> Binche av. Burlet 10h41 10h48 : 22 --> Mons Gare 11h28 12h02 : IR --> Blaton 12h24
14h25 : IR --> Tournai 14h43 16h30 : 9 --> Frasnes-lez-Buissenal ancienne gare 17h18 17h26 : 86b --> Renaix Gare 17h49 18h00 : 21 --> Sint-Maria-Oudenhove Dorp 18h27 18h32 : 13 --> Geraardsbergen Station 19h00 19h03 : 161 --> Leerbeek Stelplaats 19h55 20h05 : 142 --> Bruxelles-Midi 20h50 20h53 : L --> Forest-Est 20h59
Je suis parti tellement tôt que j’ai encore pu avoir le 54 précédent. Ce qui était un luxe dont je pouvais me priver tant je sais que le 365a et l’exactitude à l’heure de pointe vont assez rarement ensemble. Quand le 365a descend vers le Midi quelque 15 minutes avant son heure de passage à Ma Campagne, j’ai déjà compris qu’on ne serait pas à l’heure… mais qui sait, sans doute entre Waterloo et Gosselies va-t-il récupérer du temps…
arrivée du 365a à 8h10, déjà de quoi descendre l’enthousiasme, mais bon, pour une fois que je peux m’installer dans ce 964228 sur une longue distance, on ne va pas faire la fine bouche
. Toutes les places sauf une étaient occupées (mais la place libre était emberlificotée par la laisse du chien du type assis sur l’autre siège, donc inaccessible, j’ai patienté – pas longtemps, heureusement – avant de pouvoir m’installer et de tomber tranquille dans l’effet Integro
Ce n’est qu’à Plancenoit que je me réveillai, ou plutôt que je fus réveillé par ma voisine de siège qui devait descendre à cet endroit. Je tentai un nouveau somme par la suite, sans succès. L’arrêt du chauffeur devant le dépôt de Genappe ne m’apaise toujours pas plus car le temps s’égratigne et je ne suis toujours pas sur d’avoir mon 88 à Piges… le 365a continue de multiplier les petits arrêts et on arrive enfin à Piges, il est 9h45…
Evidemment, dans des cas pareils, le véhicule qu’on souhaite attraper est toujours à l’heure
. Me voici quitte pour attendre le 89 suivant, dans 15 minutes, qui me permettrait encore d’avoir le 136 de mon planning dans les délais. Evidemment, dans des cas pareils, ce 89 est … en retard
et le retard de la motrice 7446 ne va pas s’arranger, on achève à peine la section MLC à l’heure du départ du 136
Ca roule aux 30 minutes… si tout va bien, ça ne me fera que 30 minutes de retard sur le planning à Mons… où je me remets à l’heure. Oui, mais pour ça, encore faut-il que le 136 soit à l’heure… bon, ce ne sont que 3 minutes de retard qu’aura le R312 3677 (en plus du retard, j’ai droit à ça, ce n’est pas mon jour, on dirait
), mais la correspondance à Binche étant ce qu’elle est, et comme je ne connais pas l’horaire du 22….
J’ai eu raison de me méfier. Arrivé à mon fameux arrêt de correspondance à Binche, j’avais raté le 22 qui m’aurait encore permis de limiter la casse… bon, le plus raisonnable est de prendre le train à La Louvière et de se remettre dans le planning… facile à dire ! Combien de méandres et de déviations doit suivre ce 136 pour arriver à La Louvière… trop, beaucoup trop :s . Arrivée à La Louvière Centre à 11h55. 1h dans ce bus….
Même le train ne me remet pas pile à l’heure. Je louperai les passages des bus à 12h30 à Blaton, qui était le but de mon itinéraire… ma chance aujourd’hui était d’avoir eu l’idée de faire cet itinéraire un mercredi, et les mercredis, il y a une deuxième salve vers 13h35 à Blaton. Au moins, on n’aura pas fait toute cette route pour rien
Après Blaton, retour dans le planning et cap sur Tournai. Les guichets n’étant ouverts que du matin à Blaton, je devrai m’acquitter du billet auprès de l’accompagnateur. J’embarque même par la porte où il descend… il ne passera jamais devant moi
Et c’est parti pour 2h de photos à Tournai dans d’excellentes conditions, arriver avant la pointe permet de se rassasier un peu, crochet par la gare où je me fais offrir 15 minutes gratuites pour Base, malgré mes explications que j’étais client et abonné, que je ne savais pas les faire fructifier… Une légère brise rend la température agréable, mais on ne va pas se plaindre, pour une fois que nous avons une météo pareille
L’heure d’arrivée de mon bus suivant approche. Un 7 arrive, j’embarque dedans, convaincu que c’était mon bus suivant dans le planning. Le temps de le relire et de … constater que je dois attendre un 9, je suis rapidement ressorti du bus. Je ne sais pas dans quel point cardinal par rapport à Tournai je me serais retrouvé si j’étais parti vers Wez – Guignies, et surtout pas non plus comment je serais revenu… Ce qui me laisse 10 minutes de répit pour ce 9… 10 minutes dans lesquelles je recevrai une deuxième fois 15 minutes (j’ai déjà reçu … bah, pas grave!)
Et l’attente n’est pas finie. Tous les bus au départ sont à l’heure, excepté… mon 9. Qu’ai je donc fait de grave aujourd’hui ?
Le 3838 sur le 9 se présente enfin vers 16h50, et ma correspondance à Frasnes-lez-Buissenal n’est que de 8 minutes… oui, vous imaginez la tête que je fais
Tentatives de sieste dans le 9 rapidement évacuées. Pas besoin de dormir dans celui-là, je dois trouver Frasnes-lez-Buissenal sans me réveiller en sursaut… premier point de contact avec le 86b à Forest-lez-Frasnes. Oserais-je descendre ici ? Je continue ou pas ? On verra, je continue… toujours autant de retard à son arrivée à Frasnes, mais le 86b suivant est annoncé à 17h58… y a de l’espoir, même si je ne recollerai surement plus à mon planning, vu comme il était serré ensuite…
le 454147 avec son magnifique afficheur à LEDs arrive à l’heure (tiens, c’est possible finalement ?
) à Frasnes et j’essaie de récupérer mes esprits et de quand même piquer un roupillon, ce qui ne sera pas le cas… après avoir visité tous les villages environnants par un itinéraire qui est assez photogénique (ligne 86b, je reviendrai
), nous arrivons à Renaix, où l’impro va débuter…
au départ, deux bus : un 87b et un 24. L’un vers Enghien, l’autre vers Zottegem. Une note en bas d’horaire m’informe que le 87b ne dépasse pas Lessines, ce qui ne m’avance pas des masses, il faut bien dire. Sans doute qu’à Zottegem, d’autres possibilités s’ouvriront à moi, vers Ninove ou Geraardsbergen, par exemple, on va essayer… à peine le temps de monter dans le 220844, il démarre.
Premier point d’hésitation : Brakel. Il y a déjà un bus vers Ninove depuis ici. Oui, mais à quel horaire ? Dans le doute, je m’abstiens, et continue jusque Zottegem (après vérification, j’ai eu raison de m’abstenir
). A Zottegem, trois possibilités de poursuivre en bus : revenir d’où je viens (la belle affaire !), partir vers Deinze (départ quasi immédiat) ou vers Geraardsbergen (après 1h d’attente). Quitter Zottegem vers Geraardsbergen à 20h sans avoir d’assurance d’avoir un 161 ensuite, et encore un 141 après ne m’ont guère inspiré. Deinze est plus intéressant à ce niveau, mais il faut encore atteindre Gand puis Alost afin d’avoir le 214 qui me ramène, encore beaucoup de correspondances pour une heure pareille… :s
Je dois donc réfléchir sur le moyen le plus simple de retomber sur le parcours… rejoindre Grammont depuis Zottegem ? Oui, mais ça remet le problème à l’identique par rapport au bus… Leerbeek on peut oublier… il ne reste plus que le train… direct sur Bruxelles. Il faut relativiser, pensai-je, je serai au moins un coup à l’avance sur toute ma journée
Le train est annoncé avec du retard (la totale, décidément….) et s’en va cahotant vers Denderleeuw et Bruxelles. Je ferai un petit somme, mais ce parcours est trop court pour pouvoir récupérer ses esprits…
Le 8471 sur le 50 de 20h32 était à l’heure. Au moins couronner cette journée
Si quelqu’un est intéressé par 15 minutes gratuites Base, me contacter… merci