Archive for juillet, 2006

Heureux qui comme Mapeicyclist a fait un long voyage… ;) Surtout quand l’objectif fixé est atteint, même si ce ne fut pas de manière la plus calme ;)

Dès potron-minet je me suis mis en route. Sur le quai de la gare à 5h30, on patiente doucement en contemplant Forest encore en train de dormir… le train ne va plus trainer ;) Et arrivé à l’heure, je n’ai qu’à me laisser conduire jusqu’à la Gare du Midi où, avant de mettre le cap sur Oostende, je peux acquérir quelque ravitaillement, principalement pour me tenir éveillé ;)

Le train pour Oostende à 6h10 est annoncé voie 15, oui, mais avant il y a un train pour Alost qui doit passer. Annoncé en retard au début, celui-ci s’efface comme par enchantement. Dès fois, la SNCB, j’ai du mal à comprendre… :s Enfin soit. Le train d’Alost arrive à son heure de départ et quittera quand-même la gare du Midi avec un peu de retard ;) A peine celui-ci a quitté les lieux que le haut-parleur se met à grésiller :

« Suite à un problème de traction, le train IC à destination d’Oostende de 6h10 est exceptionnellement supprimé… »

what ? :O Et comment j’arrive à Oostende pour débuter mon planning, moi ? :( Se lever si tôt pour se faire court-circuiter le premier train, ça fait tare :(

« … les voyageurs à destination d’Oostende doivent prendre le train pour La Panne de 6h16, et la correspondance sera assurée à Gand »

Ah ho :) . Minute… ce train pour La Panne ne fait-il pas un crochet par Denderleeuw ? Ca ne m’arrangerait pas des masses, je n’ai qu’un quart d’heure de correspondance à Oostende, et puis, le temps d’assurer la correspondance, le retard va passer de 6 minutes à je ne sais combien… :s

bon, premier point rassurant, pas de crochet par Denderleeuw :) J’attends donc le train tranquillement en me disant qu’après tout, ça devrait aller… Même si c’est une break au lieu des I11 climatisées… le parcours se fait tranquillement, jusque Gand. Correspondance assurée donc … deux trains stationnent en gare, une rame de M6, mais qui vont vers Bruxelles et … une AR41. En gros, me disai-je, la correspondance assurée, on l’a dans le baba :( En débarquant, je m’assure du quai où le train d’Oostende se trouve, et il est annoncé comme étant en gare en voie 3… non, serait-ce l’AR41 ? Pas de sieste donc ? :( Ce fut en effet l’AR41, et éviemment, pas moyen de s’endormir là-dedans :( Arrivée à Oostende avec le même retard qu’au départ de Gand. Je l’ai mon bus :)

1. Oostende Station – Brugge (Sint-Michiels Station West)

Le parcours débute donc par un A600 sur la ligne 52 entre Oostende et Brugge. Cette ligne prend pas mal de temps entre les deux villes, vu le nombre importants de villages qu’elle dessert entre les deux. Le bus est en attente en hors service depuis pas mal de temps quand vient l’heure du départ…

Le chauffeur est sur le côté, en train de discuter avec un collègue. Le temps passe. Je n’ai que 8 minutes à Brugge, avec un couloir à traverser, merci de ne pas nous oublier… ;) Finalement, le chauffeur s’installe, met la destination, et une dame arrive afin de soumettre la clientèle de ce bus à une enquête. Le temps qu’elle explique le tout au chauffeur, nous quittons Oostende avec 6 minutes de retard… je me sens mal… :s . J’ai moi aussi reçu le carton de cette enquête, mais il se trouve toujours vierge de commentaire pour l’instant. Je devais soit le remettre à l’enquêtrice, soit le renvoyer au siège principal. Je crois qu’il va s’ajouter à ma doc :)

Le parcours en lui-même ? Le 3646 est un bon bus, le décor de polders défile tranquillement, il n’y a que moi qui ne suis pas tranquille vu le retard au départ. Soit, sur le parcours, j’ai du plaisir à revoir le site de l’ancienne gare de Gistel (je devrais revenir là, un jour ;) ) et différents petits villages que j’ai déjà traversé à vélo ;) . Pour me rassurer, j’essaie de déchiffrer les horaires aux arrêts en route… tout compte fait, le retard se résorbe peu à peu :) . Nous arrivons finalement aux portes de Brugge largement dans les délais, je peux franchir le couloir de la gare sur une jambe :)

2. Brugge Station – Gent-Sint-Pieters

Premier cliché que je réalise en gare de Brugge, le NewA360 220455 en hors service.

Il se fait que ce sera mon 58 qui me conduira jusque Gent, hé hé 8) Dans ces bus-là, ma place est toute trouvée, et on ne m’entendra pas jusqu’à ma destination ;) Je me sens à l’aise, mais ce ne sera qu’à Maldegem, après un florilège de virages et de casse-vitesses, que je plongerai enfin dans un somme que j’attends depuis que je me suis levé :) Un SMS de Jyache me réveillera à Eeklo (merci :( ), je resterai éveillé jusqu’au bout de ce voyage, où l’entrée dans le « grand Gent » m’intéressera particulièrement, ainsi qu’une course avec un tram 1 jusque Wondelgem. Le voyage fut agréable, même si à l’arrivée, le bloc moteur commençait à se faire sentir…

A Gent, le temps commence à chauffer. Je n’avais pas prévu ça, et je file m’acheter de quoi m’hydrater…

3. Gent-Sint-Pieters – Aalst Station

Un A330K pour ce voyage, c’est une bonne idée, je n’ai pas encore cotoyé ce type de matériel au cours de mes périples :)

Après m’être installé devant le bloc moteur, j’irai finalement me mettre à côté de celui-ci quand la place se sera libérée, un peu plus haut du côté de Gentbrugge. Ce ne fut certainement pas la meilleure idée de ma journée, surtout quand la trappe d’aération est ouverte dans l’autre sens. Ici, mes bouteilles d’eau vont me servir et pas qu’un peu…

Le voyage me met à nouveau dans tous mes états. Ce bus n’avance pas pour commencer, ensuite ça ira mieux si ce n’est que le chauffeur met un temps fou à quitter les arrêts une fois que tout le monde a embarqué ou débarqué. Ce n’est pas la durée de la correspondance à Aalst qui m’inquiète, mais je n’ai pas l’air d’être le seul à m’inquiéter de pourquoi le bus n’avance pas… bouquet final : si vous visualisez l’arrière de ces bus, la vue générale du paysage n’est pas évidente quand on se trouve sur la place de gauche à l’arrière. Alors si quelqu’un en plus se met debout dans le couloir devant le pare-brise alors qu’il y a de la place assise en veux tu en voilà, c’est gênant pour qui se trouve à ma place… et quand on ne sait plus se situer, ça n’aide pas… enfin, arrivé sans problème et à l’heure à Aalst, c’est l’essentiel ;)

4. Aalst Station – Simonis

Après avoir hésité si je ravitaillais ici ou à Bruxelles, j’ai opté pour Bruxelles, même si mon estomac commence à hurler son vide… Avant de prendre le bus déjà un fait… on vient me poser la question suivante : « de bus naar Brussel heeft altijd vertraging, weet u waarom ? » Ben… l’heure de départ n’est pas encore passée… je ne comprends pas pourquoi en retard :s Surtout que l’AG500 4154 se présentera bien à l’heure au départ ;)

Mais comme toute bonne ligne longue qui entre dans Bruxelles, elle va quand même prendre du retard. Si ce ne fut la petite amie du chauffeur qui est allée chercher du ravitaillement, il y eut aussi de nombreux endroits où les feux rouges ont joué des tours. Le chauffeur se fait même relever à Asse, et une voiture se positionne trop loin pour permettre au bus de manoeuvrer convenablement. En entrant dans Bruxelles, un mince espoir me reste encore d’avoir le bus suivant, espoir brisé par le manque de chance avec les feux de l’avenue Charles Quint. Ce bus 20 que je venais de rater était une adaptation de l’itinéraire de départ, où on me conseillait de prendre le 136 à Gossetlaan après 3 minutes de correspondance. Hé ho, c’est le 214, je ne verrai jamais ce 136, m’étais-je dit. Et en effet, à Gossetlaan, le terminus du 136 était vide… c’était bien vu de ma part… ;)

5. Simonis – Gare du Midi

ici s’explique le titre « oui, mais presque ». Comme je le disais dans le paragraphe précédent, j’ai raté un 20, et le 20 suivant a accumulé du retard… avec le retard annoncé, il devra mettre 10 minutes entre Simonis et la Gare du Midi afin que je puisse avoir mon 365a. C’est clair pour moi que ce ne sera pas possible. Des alternatives ? Il y a bien le 49 près de la Basilique, mais le tour qu’il fait ne me rassure pas sur le fait d’arriver à l’heure, et ensuite… le voilà qui passe, je l’ai raté aussi :) Pour rester purement dans le bus, je dois jouer les correspondances… 89, puis 63, puis 71… non, ça fait déjà beaucoup… 47, 71, 27… c’est trop :s si tout s’enchaine bien, ça va, mais on est à la STIB… :s . Il faut raison garder et je dois me résoudre d’opter pour la solution ferrée. Le nord-midi ? Bof… le 18 est plus près, on va essayer par là ;) Cap donc sur Ribaucourt.

Avec la 7955, je suis relax, elle a largement le temps d’arriver dans les délais au Midi où je pourrai ravitailler et avoir le 365a ;) Oui, un tram. Mais ce n’est qu’une toute petite section par rapport au reste et je me suis retrouvé dans un cas de force majeure où je n’avais plus d’autre alternative que le tram… de toute façon, pour des parcours pareils, on peut les mettre sur pied d’égalité, tant que mon but est atteint ;)

Me voilà donc au Midi avec une ligne qui passe près de chez moi, qui me rend bien des services, et on veut la supprimer… quelle idée :)

Au Midi, je rate Jyache qui m’a vu, mais je devais courir de tous côtés, et ce 365a qui n’est pas encore là, à 10 minutes de son heure de départ, ça ne me rassure pas :s

6. Gare du Midi – Charleroi Sud

Après avoir acquis du ravitaillement, je fus rassuré de voir que le 365a était arrivé et partira à l’heure. Voici surement la partie qui me plait le plus de l’itinéraire au niveau du matériel. Je ne dois plus vous présenter tout l’attrait que je porte pour le Mercedes Integro, une Rolls-Royce du bus :) Un paradis de repos climatisé et confortable où je m’endors plus vite que mon ombre :) De plus, il s’agit du 964294, un des plus récents, et aussi un des plus confortables :) Et c’est parti pour une interminable sieste peu avant Waterloo jusque… Plancenoit, où je fus réveillé par… un SMS de Jyache (décidément :( ). Mais je le remercie de son initiative qui visait à voir où en était le retard de mon bus, car je n’ai que 10 minutes de correspondance à Charleroi :)

Je lui signalerai donc le moment de mon passage à Genappe et sa réponse sera directe : 9 minutes de retard. Glop ! :s Mais je ne m’affole pas. Il est tout à fait possible d’encore arriver à Charleroi dans les temps et de limiter la casse. Surtout que ce chauffeur-là ne s’arrêtera pas devant le garage Picavet, comme tous ses prédécesseurs que j’ai eu sur cette section… mieux encore, le nombre d’arrêts réellement faits jusque Charleroi est assez peu important… résultat, c’est même avec 3 minutes d’avance que nous arrivons à Charleroi :) Je fus surpris sur le parcours de voir comme on est passé d’une route sèche à une route détrempée sans avoir essuyé d’orage… je passerai plusieurs fois entre différentes zones comme ça :)

7. Charleroi-Sud – Florennes place de la Chapelle

Premiers pas avec la régie TEC Namur-Luxembourg sur cette traversée du pays : le 4.894 sur la ligne 138b au départ de Charleroi jusque Florennes. Je suis déjà ravi de traverser cette magnifique région en bus, surtout que ça fait longtemps que je n’ai plus été dans le coin :) Seul bémol, les 4 minutes de correspondance à Florennes ne sont pas là pour me rassurer…

Départ à l’heure, mais le nombre d’arrêts et de légers évitements ne me rassurent pas du tout. Les délais sont tout à fait réalisables et j’essaie de ne penser qu’au bus qui a un doux chant de moteur et qui avance quand même pas mal entre deux villages. A noter la correspondance parfaite à l’ancienne gare d’Acoz (j’y retournerai ;) ), si ça pouvait être le cas aussi avec mon 56, ça me rassurerait… Malheureusement, à l’heure où on devait arriver à Florennes, on est toujours au village précédent. On arrivera finalement à la place de la Chapelle avec 4 minutes de retard, au même moment où un 56 passe :s . Je file en vitesse vers son arrêt le temps de constater qu’il s’agit du 56 vers Couvin. Merci le TEC-NL de ne pas mettre de mention directionnelle du côté latéral, ça m’aurait provoqué des sueurs froides en moins :( Avoir la destination sur le petit machin à l’avant n’est déjà pas confortable quand on n’est pas habitué, mais sur le côté, c’est tout aussi pertinent de l’avoir qu’à l’avant…

Je me rends donc à l’arrêt d’en face où doit s’arrêter le bus vers Namur. Personne à l’arrêt… Le 56 vers Couvin part… pour me rassurer, je vais jeter un oeil sur son horaire. Il s’agit donc du bus de 16h30 qui vient de s’élancer vers Couvin. Mon bus était à… 16h27… je n’ai rien vu passer :(

Je me mets déjà à relativiser, à accepter mon échec, que ces 4 minutes étaient vraiment insensées à tester et que je vais rentrer plus tôt quand soudain j’entends un moteur de poids lourd résonner dans la rue d’où doit venir le 56. Dans les vitres d’en face, je vois passer un reflet jaune et rouge. OUF ! Merci mon Dieu, le 56 avait 5 minutes de retard :D

Ce n’est donc pas fini, on continue :D

8. Florennes Place de la Chapelle – Namur Gare

On reste donc dans les Jonckheere Transit, c’est le 4.891 qui est mon 56. Tout le trajet vers Namur, je le passerai à décompresser de mon stress inutile accumulé sur les 2 derniers voyages :) .

A Fosses-La-Ville, un jeune essaie de monter sans payer. Le chauffeur le met dehors de son bus, aucun scandale. Certaines personnes à Bruxelles devraient en prendre de la graine… ;) Le parcours en lui-même se déroulera tranquillement (mais comment aurait-ce pu être différent, vu que je suis en phase de décompression ;) ) et nous arrivons à Namur avec 5 minutes de retard, un détail par rapport au temps d’attente qu’il me reste ici ;) . Un ravitaillement et on repart :)

9. Namur Gare – Bastogne Gare du Sud

Pour ce trajet-ci, c’est la seule partie où j’étais sur du bus sur lequel j’allais tomber : le Jonckheere Arrow 30 556147 de Lambin

Ce bus aussi possède tous les raffinements du car, excepté qu’il est nettement moins confortable que l’Integro :) On sera simplement gênés par une voiture avec remorque qui manoeuvrait pour se garer à côté de l’arrêt de Jambes, mais je n’ai pas compris non plus la durée interminable du stationnement du bus. La suite ? Une fois sur la N4, je m’endors jusque Assesse :) Dans ce cas-ci, j’ai commencé à ressentir la longueur du voyage et nous sommes arrivés à Bastogne avec 5 minutes de retard. Mais bon, ici aussi c’était une quille ;) Et au vu du trafic qui est passé entre ce bus et mon suivant, ça m’a donné l’impression qu’il y a plus de bus à Bastogne à 19h qu’à 10h, normal ça ? :s

10. Bastogne Gare du Sud – Arlon Gare

Dernier chapitre à cette traversée du pays : la ligne 1011, la plus longue du pays, sur une de ses dernières sections, entre Bastogne et Arlon. Je n’ai pas voulu m’endormir afin d’admirer le paysage vallonné de notre Ardenne et du Grand-Duché du Luxembourg pas loin derrière. C’est dingue de voir défiler ça quand on était à Oostende au matin :) Je veux bien que ce soit logique pour des habitants locaux allant une journée à la mer, mais pour un Bruxellois, ça fait bizarre :)

Le 608122 est un excellent NewA600, même s’il manque de puissance dans les montées de la N4. Arrivé avec un peu de retard, il ne résorbera rien jusque Arlon, et ce parcours également se passera sans histoire :)

11. Retour au bercail

prévu au programme le train IC de 20:46 arrivant à 23h à Bruxelles-Luxembourg, j’aurai encore le bol de tomber sur l’EC Iris provenant de Chur, qui me permettra d’arriver à la maison 40 minutes plus tôt que prévu :) . Et dans les voitures à compartiment, je me laisserai évidemment aller à une nouvelle sieste, qui durera de Poix Saint Hubert à Ciney. Ou comment passer un gros morceau de la ligne sans s’en rendre compte :) Le reste du parcours en train fut tranquille, ainsi que le passage en 8776 sur 54.

Mapeicyclist revient, Forest s’endort :)

Voilà pour ma journée. Je suis vanné, mais je suis heureux d’avoir pu réaliser ce parcours, même si pour 3,5 km ce ne fut pas dans un véhicule sur pneus :)

Vous souvenez-vous ? On m’avait mis au défi de faire Ostende – Arlon rien qu’en bus ;) J’ai dit chiche et je vais tenter ça ce vendredi ;)

planning du jour :

  • 07:41 52 Oostende Station – Sint-Michiels Station West 8:58
  • 09:06 58 Brugge Station – Gent-Sint-Pietersstation 10:48
  • 11:01 96 Gent-Sint-Pietersstation – Aalst Station 11:52
  • 12:10 214 Aalst Station – Koekelberg Simonis 13:01
  • 13:01 20 Simonis – Gare du Midi 13:16 (le bus suivant, à 13:21 est encore bon)
  • 13:45 365a Bruxelles-Midi – Charleroi-Sud 15:30
  • 15:40 138b Charleroi-Sud – Florennes Place de la Chapelle 16:23
  • 16:27 56 Florennes Place de la Chapelle – Namur Gare 17:15
  • 17:45 88 Namur Gare – Bastogne Gare du Sud 19:05
  • 19:38 1011 Bastogne Gare du Sud – Arlon Gare 20:22

le dernier train pour Bruxelles étant à 20:46, cet itinéraire est donc théoriquement faisable :)

point remarquable à noter : tout un pays traversé et au moins un bus de chaque société sera utilisé :)

cependant, je ne suis pas encore certain de le mener à terme. Comme on peut le constater dans le planning, il y a des correspondances dangereusement courtes, notamment à Bruges, à Charleroi (et le 365a n’est pas un exemple de ponctualité, loin s’en faut…) et à Florennes. A Charleroi, je peux m’offrir une séance de rattrapage en train, mais mon parcours est bien entendu un échec dans ce cas…

quelques vues du traditionnel feu d’artifice tiré depuis le palais des Académies ;)

(Lire la suite…)

rien de spécial à raconter, sinon que je fonds… j’espère que tout va bien chez vous…

Un pressentiment m’assaillait ce matin au réveil… en effet, chaque fois que je me rends dans l’Entre-Sambre et Meuse à vélo, à de rares exceptions près, il m’arrive toujours quelque chose…

Ce n’est cependant pas ce qui allait m’empêcher de démarrer ;) Cap sur le train de Dinant de 8h06 et on est parti pour un parcours dans une région splendide que j’ai un peu négligé ces derniers temps :)

Arrivée à Dinant à 9h37, comme annoncé sur l’horaire :) L’accompagnateur m’avait cependant oublié, mais comme on est à une gare terminus, ce fut sans conséquence. Je quitterai seulement le site de la gare avec un tout petit retard. Au vu des bus en stationnement, manque le 154a venant de Givet, ça va, je vais donc le croiser, j’espère près d’un méandre de la Meuse dont le décor vaut le détour ;)

On commence par une rencontre insolite, enfin insolite quand on n’a pas l’habitude de se retrouver dans une telle situation : sort du tunnel de Neffe un véhicule de pompiers équipé de roulement sur rails. Un engin sur la ligne 154, ça faisait longtemps que je n’avais plus assisté à ça :)

Je parlais du 154a, le hasard nous fera nous croiser devant le château de Freÿr, che bello :)

J’arrive sans encombre et suivant un rythme régulier à Hastière et à Hermeton-sur-Meuse, où les choses sérieuses débutent : je dois quitter la vallée de la Meuse et me retrouver sur les hauteurs en direction de Mariembourg, pour ce faire, je suis le tracé de l’ancienne voie ferrée 156 avec une pente douce et le vent de dos, je monte comme si je n’étais pas dans une montée ;)

Cette ligne sillonne un décor d’une beauté étincelante, le beau temps ne fait qu’accroitre le charme des paysages de la région, et ça fait une éternité que je n’ai plus été par-là, comment ai-je pu négliger une telle région ? :)

Entre anciennes gares, aires de repos et divers carrefours, la vie de mon parcours se mène au rythme habituel de ces parcours : je me fais doubler par deux cyclistes en vélo de course, qui roulent plus aisément que moi. Mais le premier ne parviendra pas à me semer, et le deuxième fera une pause peu avant Mariembourg, résultat, j’accède à l’ancienne cité de garnison avant mes deux acolytes. Je me sens bien, mais à ce point, je ne me l’imaginais pas :)

Après un break midi bien mérité à Mariembourg, cap sur Senzeille où je prends le chemin du rail suivant. Je me mets cette fois face au vent et je ressens pas mal de difficultés dans les montées. Ce n’est rien, c’est normal dans ce cas, me disai-je en poursuivant ma route ;) Seul souci cependant sur cet itinéraire, il m’est impossible de traverser directement la N5, je devrai donc la longer un peu afin de poursuivre mon itinéraire…

Après la N5, la ligne 132 déroule son tapis ferroviaire sur l’ancien site de la ligne 136a, dont une courte section de 3 km constitue mon passage suivant :) Cette route m’a enfin permis de découvrir le débranchement de cette ligne, fictif en fait, car la ligne 136a n’existait plus depuis longtemps quand la 132 s’est emparée du terrain, débranchement peu évident à détecter quand on passe en train… je quitte la rue dans laquelle je me trouve pour parcourir la première à gauche et passer sous un pont, magnifique :)

La rue passant sous le pont remonte pour longer la voie ferrée. Ma première tentative de grimper sur le site avorte, car il s’agit d’un terrain privé appartenant aux fermes derrière moi. Il y a heureusement possibilité de monter sur le site un peu plus loin, et on y découvre un chemin de terre marécageux, plein de boue et de déformations… en avant :)

Mais avec des chemins pareils, il faut rester prudent afin d’éviter les flaques et les racines et de se retrouver au sol. Quand il n’y a vraiment pas moyen de contourner ces points d’eau, prenant parfois toute la largeur du chemin, il faut se résoudre à passer dedans, et quand le sol est meuble en dessous de l’eau, on redoute déjà de se retrouver au sol…

Une énième flaque d’eau, j’entame la manoeuvre pour la contourner…

et chuuuuuuteuuuuu ! :(

Une racine disposée sur le côté du chemin a bloqué mon vélo. Je suis tombé lourdement sur le côté sans trop me tordre de douleur. Heureusement que mon allure était prudente vu le parcours que je suivais… Un check-up complet me permettra de constater que je n’ai rien de cassé, et pas la moindre contusion, tout va bien :)

Reste le vélo… et le vélo a bien dégusté la racine: ma roue avant qui était déjà légèrement voilée est devenue une roue fortement voilée, ne me permettant plus d’avancer dans des conditions optimales. Le guidon a également souffert et n’est plus tout à fait perpendiculaire à l’axe du vélo :(

Mon gars, la gare la plus proche est Philippeville. Mais il n’est pas question que je fasse demi-tour, sinon je devrais me mettre en tête de revenir sur ce chemin pour dresser mon reportage pour mon site. Je décide de continuer et de rallier tant bien que mal la gare de Walcourt, où je reprendrai le train.

Après avoir fini ce chemin, j’arrive sur la N978, majoritairement établie sur l’ancien site de la ligne 132, du temps de son crochet par Cerfontaine, constituant mon 3ème chemin du rail. C’est sur une surface dure de ce genre que j’ai pu me rendre compte des dégats sur le deux roues. Je ne parviens plus à dépasser les 20 km/h sur une surface plate et avec le vent de dos :( Mon retard va donc commencer à s’accumuler et connaissant le profil de la route, je vais souffrir jusque Walcourt.

Mais la priorité en est au ravitaillement. Après avoir repris un litre de carburant à Cerfontaine, j’abordai le passage le plus délicat autour des Lacs de l’Eau d’Heure, avec 3 montées à du 9%. En temps normal, je les aurais franchies à mon rythme, mais avec une roue pareille, je devrai me les farcir à pied :(

Un peu de baume au coeur quand-même, je pourrai croiser la navette Eau d’Heure mise en service par le TEC Charleroi, et si je tombais dessus à un endroit intéressant ? :) Avant de voir le bus, je passe devant un arrêt… bel effort du TEC Charleroi, il est bilingue. Mais de là à traduire « Horaires » par « Huren », il y a quand même des relectures qui se sont perdues, bravo le TEC Charleroi :)

Le bus passera à mes côtés à proximité d’un barrage, je n’ai pas de chance à vélo, mais dans le reste, ça va bien :)

J’approche de Silenrieux et je viens de finir à pied ma dernière montée à 9%. Un ravitaillement s’impose vu le temps, j’aurai eu à boire pour le double du prix affiché, merci la technique :(

A partir de Silenrieux, la N978 est fidèlement sur le tracé de l’ancienne ligne 132 en longeant l’Eau d’Heure, ça ira tout seul jusque Walcourt, si ce n’est la distance, selon les bk de la N978, encore 15 km à couvrir…

Mais dans ces cas, on ne pense pas que la N978 continue au-delà de Walcourt… un peu plus loin, je passe devant une flèche Walcourt 3. Mon calvaire touche à son terme :) Enfin au village, une dame me demande si la piste cyclable est parcourable dans les 2 sens, car elle doit rejoindre un site un peu plus loin. Ayant considéré ça comme un accotement, je n’ai pas su répondre, surtout que la signalisation cyclable manquait… :s

Après avoir acquis un peu de ravitaillement pour le train, cap sur la gare sur les indications d’une charmante tenancière de station service :) J’arrive à la gare 5 minutes avant le train. Quand je dis que la malchance ne me tient pas ailleurs que dans le vélo :)

Le parcours en train se fait sans histoire, si ce n’est le message diffusé un moment dans les M6 du train Charleroi – Bruxelles : « La propreté, c’est vous aussi, merci de tenir la voiture propre ». Le temps de voir que mon vélo s’était débarrassé, dans le train, d’une partie de la terre accumulée dans la boue, on a envie de se cacher :)

J’espère que mon vélo sera rapidement retapé afin de repartir rapidement vers de nouvelles aventures….

… mais sans aller à Liège ;)

avec quelques jours de retard, voici le déroulement d’un parcours à vélo sans trop de soucis mais quand même, ce samedi 8 juillet 2006 ;)

Parti à 8h, cap sur La Calamine et Eupen si tout va bien ;) . La chaine du vélo a été regraissée, je pars donc sans le moindre souci technique arpenter une bonne centaine de kilomètres sur un itinéraire en grande partie connu :)

Tout se passe très bien jusque Viaduc E40, j’ai même gravi l’avenue de Fré sans la sentir, ce qui prouve que j’ai atteint mon niveau. J’ai même la chance avec moi au feu de la chaussée de La Hulpe, où je ne dois même pas attendre avant de virer à gauche, c’est bien parti… ;)

Mieux encore : dans la chaussée de Louvain, je sens que le vent ne me gène pas du tout, que du contraire, il est de dos :) Et comme je garde le cap jusqu’à La Calamine sans devoir me frotter au vent de face, je jubile :) La chaussée de Louvain va me montrer un visage que je connaissais peu d’elle jusqu’à présent, en territoire flamand, 3 voitures vont me refuser la priorité. Habituellement, quand j’ai quitté Zaventem, les automobilistes tenaient compte de moi. Ils me déçoivent, ici :s

Le chantier autour de l’Eglise de Leuven ne m’ennuie pas, ni même la traversée de la cité brabançonne. Je poursuis sur ma lancée vers Tienen par la N3, mon compteur joue les dingues et m’indique 3 kilomètres de plus que je n’en ai effectivement fait… j’aurais même descendu la pente à l’entrée de Leuven à du 74 km/h, c’est fou comme ça ne décoiffe pas plus que le 35 :s

Après Tienen, le parcours devient plus calme : je parcours l’ancienne voie ferrée reliant Tienen à Sint-Truiden, dont j’admirerai le calme paisible et certains éléments dont la gare de Wilderen, reconvertie en restaurant, et équipée d’éléments de signaux plus récents qui n’ont surement jamais été mis en place sur cette ligne, c’est superbe :)

Après un casse croute au marché de Sint-Truiden, je continue ma route par Oreye et Herstappe. Je tenais à traverser la plus petite entité du pays ;) Mais pour sortir de là et gagner Juprelle, ce n’est vraiment pas évident… j’essaie par un chemin de campagne, ce qui rend l’itinéraire toujours aussi paisible, et j’aboutis à Othée. Le nom du patelin ne me dit rien comme ça, mais à voir que ça se trouve dans l’entité d’Awans, je sais que je ne suis pas dans la bonne direction. Après avoir tourné dans le village pour trouver une issue, je repars par un autre chemin de campagne, qui aboutit sur une route principale et me mène à… Juprelle :)

Ce qui est parfait avec cette route, c’est qu’en continuant en ligne droite, je suis pile sur mon itinéraire :) Les villages défilent, le profil se varie et déjà s’annonce la vallée de la Meuse et Visé :) A partir de là, le profil devient plus sérieux et la fin de l’itinéraire s’annonce :) Une jolie montée pour commencer et encore un raccourci afin de ne pas perdre trop de temps avec cette chaleur, bye bye Dalhem, bonjour Aubel ;)

Après 6 km, pause ravitaillement à Warsage. Depuis Visé, je sens que je débute la période de déshydratation, et vu la zone que je commence, ça devient délicat. Mais en repartant de Warsage, je commence à ressentir une légère gène à la jambe gauche, qui m’ennuie pas mal quand je suis en montée. J’ai à peine parcouru 200m après ma pause que je prends la décision de m’arrêter là et de revenir prendre le train à Visé. Déshydratation et gène à la jambe + profil vallonné réunis ne donnent pas un excellent cocktail pour arriver à une heure valable à Eupen. Au finish, il s’avérera qu’il ne me manquait que 34 km pour arriver à mon but…

Retour en train tranquille, même si toutes les banquettes étaient occupées, çe qui m’a fait passer ce voyage en très charmante compagnie :)

Avec le recul je suis mitigé : parfois je regrette de ne pas avoir été plus loin, parfois je suis quand même rassuré d’avoir pris cette décision. Après tout, j’ai quand même couvert 150 km et je n’avais plus fait cette distance depuis bien longtemps…