Vous l’aurez compris avec le titre du billet, ce fut une longue succession de siestes pour arriver en Flandre Occidentale ce vendredi
La journée a commencé difficilement. Vu que je me suis cassé méchamment la tête pour définir le planning et que celui-ci ne fut finalisé que vers 2h du mat, le réveil fut terrible. Surtout quand celui-ci s’accompagne d’une gène à l’estomac et qu’on redoute déjà une méchante crampe qui peut faire relâcher à tout moment de la journée n’importe quel repas. C’est donc assez tendu que je me mets en route en vitesse (entre la descente du lit et le bus 50, 10 minutes seulement) afin de suivre le planning suivant :
- 07:22 50 Gare du Midi 07:35
- 07:46 141 Leerbeek Stelplaats 08:25
- 09:05 161 Geraardsbergen Station 09:52
- 10:35 16 Oudenaarde Station 11:20
- 11:38 83 Deinze Station 12:04
- 12:05 73 Tielt Station 12:37
- 13:48 21 Zwevezele Hille 14:08
- 14:12 22 Roeselare Station 14:39
- 15:45 62 Kortrijk Station 16:37
- 16:45 92 Avelgem Station 17:15
- 17:20 97 Ronse/Renaix Station 17:43
- 18:00 21 Sint-Maria-Oudenhove Faliestraat 18:28
- 18:32 13 Geraardsbergen Station 18:50
- 19:05 161 Leerbeek Stelplaats 19:55
- 20:05 142 Bruxelles-Midi 20:50
Voilà un planning bien dense avec de bonnes correspondances par endroits, mais un trajet retour assez serré qui laisse peu de droit à l’erreur. A noter que le 97 entre Avelgem et Renaix est une ligne TEC, la seule de tout le parcours.
Il me faut quand-même courir un peu pour avoir le 50, un A500 évidemment, quand je ne vise pas mon coup, c’est toujours ce que j’ai comme bus. Et comme je ne me sens pas encore remis de ma gène à l’estomac, c’est de manière délicate que je cours… Il n’y a plus que des places assises à contre sens dans le 8472, je resterai debout, because estomac…
Le parcours en 50 se faisant sans problème, je ne dois pas courir pour avoir le 141. Le planning pour les 3 premiers bus correspond quasi à deux gouttes d’eau à mon itinéraire vers Kortrijk d’il y a 2 ans, je sais déjà donc à quoi m’attendre niveau matériel. Commencer par deux A600 de la série 31 n’est évidemment pas pour me déplaire, loin s’en faut
Le 3160 se présentera à l’heure sur le 141. Ce bus est bien rempli, mais j’aurai ma place quand-même. Je partage mon fauteuil avec 3 personnes différentes sur le parcours, si j’ai bien suivi, car, évidemment, une fois arrivés à Eddy Merckx, les bras de Morphée m’ont accueilli (non, je ne sais pas s’il avait un titre de transport valable…), je resterai plongé dans un doux sommeil jusqu’à Lennik, où je resterai éveillé le reste du trajet.
Leerbeek au lever du soleil a toujours autant de charme. Surtout, que personne ne décide jamais de lotir ces terrains situés derrière le dépôt, c’est ce qui lui donne son charme. Vu qu’il fait beaucoup moins froid qu’il y a deux ans, le temps d’attente est plus agréable, après quelques photos dans les environs (cette gare se prête vraiment à des photos fantastiques), il ne me reste plus qu’à attendre mon 161, qui se présentera finalement sous les traits de l’A600 3159, miam
J’ai l’impression que ce bus se remplit plus que la dernière fois que j’ai pris le 161 à cette heure-ci. En tout cas, je sais que je me retrouve un moment seul client du bus, mais je me suis une nouvelle fois endormi du côté de Kester et à mon réveil (« tiens, on est déjà à Geraardsbergen ? »), j’ai de la compagnie dans mon bus. Je ne me souviens plus où ces gens sont embarqués, je devais dormir à poings fermés :s
A Geraardsbergen, le vent souffle bien et il fait bon d’aller patienter dans le bâtiment de la gare. Différentes machines à crasses et le buffet ne manquent pas à me faire rappeler que j’ai sauté le petit dej, mais vu que mon estomac n’a pas encore l’air d’être complètement rassuré, je continue l’abstinence… Bus suivant, le 16 vers Oudenaarde. On reste dans l’A600, mais on change de série, hélas… c’est maintenant le 3624 qui va me servir de carrosse
Et une nouvelle fois je m’endors! J’ai bien des souvenirs du parcours jusque Brakel mais plus de la suite. Et le réveil encore à temps, on entrait dans Oudenaarde. J’ai vraiment du avoir une nuit beaucoup trop courte… :s A Oudenaarde, nouveau petit temps d’attente et la friterie m’appelle. Non, gaffe à l’estomac…
Poursuite de l’itinéraire vers Deinze dans le bus 83. Le bus sera le même que le 16. Bon, on reprend ses habitudes, même chauffeur donc, qui fera le même geste d’acquiescement pour mon libre parcours, et pour ma part, même place, même position d’assise, même… sieste :s Je n’ai pas raté la gare de Deinze, même si je fus surpris d’y arriver aussi vite. En fait, quand on y est arrivé, je ne m’étais même pas rendu compte qu’on était déjà à Deinze. Ca promet pour les deux autres points de correspondance que je situe mal… :s
Pas le temps de gamberger, car le 73 part peu de temps après, le Mercedes Conecto 550757 m’attend, les sièges étant pires que ceux des A600 ne me font pas plaisir mais n’empêcheront pas une nouvelle sieste, même si elle fut un peu plus courte, car Tielt ne m’inspire pas… C’est seulement en me réveillant que je me suis rappelé que je suis passé par là il y a 2 ans et que je ne dois pas m’en faire… C’est vrai ! Je n’ai pas été faire le 54 de Copa Cabana il y a 2 ans…
Ici, le temps d’attente avant le bus suivant est suffisant pour me permettre une pause midi, l’estomac n’a plus bronché depuis Oudenaarde, je tente le repas important… je peux déjà vous dire que je n’ai rien recraché en route, donc ça a bien tenu
Malgré tout, encore 30 minutes avant le 21. Encore une fois, heureusement qu’il y a la gare. Même si je me suis fait avoir plusieurs fois avec cette verrière qui donne l’impression d’une deuxième salle d’attente et qui n’en est pas une… il devait y avoir quelque chose d’autre là avant, mais pas ce vide. Quelques bus défilent, mais tous sur une ligne déterminée. Ce n’est que quand le 3650 arrive que j’ai une bonne impression (encore un A600 de cette série, c’est la collection du jour !), même si son affichage en ligne 20 m’étonne. Mais l’horaire me confirmera ma première pensée. Je m’installe et en route vers Zwevezele
Zwevezele, c’est encore un lieu qui ne me dit pas trop grand chose, donc j’évite de m’endormir. En repensant au trajet d’il y a 2 ans, je me souviens bien d’un point de correspondance avec d’autres lignes où la correspondance se faisait de manière optimale. Je me suis dit que c’était sans doute là… et ce fut le cas
Et comme tous les bus arrivent en même temps et font 4 minutes d’arrêt, ça facilite toute correspondance …
… sauf quand des gens montant dans le bus se mettent à faire la conversation avec le chauffeur laissant d’autres clients désireux de monter dans le froid
Enfin, ce n’est qu’un détail
Le 3649 (tiens, après le 3650, le faire exprès aurait été très dur
) sera le dernier à quitter cet arrêt sur la ligne 22, cap sur Roeselare
Comme il s’agit du terminus de la ligne, on replonge dans la sieste
Un peu plus d’une heure à Roeselare, ça laisse le temps de voir bien des choses, outre le parc urbain privé qui fait de Roeselare le 3ème lieu où croiser des Mercedes Cito en Belgique (après Mons et Bruxelles), il y a moyen de passer une belle après-midi à voir défiler les véhicules qui passent. Surtout ceux qui arrivent en Geen Dienst où on s’amuse un moment à deviner sur quelle ligne ils vont repartir
Mon bus suivant ne fut pas compliqué à deviner. Il est arrivé en 62 et il repart en… 62
. Le Jonckheere Transit2000 4601 me fait repenser au 830 que j’ai pris il n’y a pas longtemps, sauf que la porte arrière est bruyante. Je ne me souviens pas d’un bruit pareil dans les modèles brabançons flamands… Et comme ma musique m’a lâché, on profite des conversations estudiantines, allant de l’humour aux pleurs… Sieste ? Non, pas cette fois, je n’étais pas installé sur une place où on s’endort facilement
C’est une pluie un peu piquante qui accueillera mon débarquement à Kortrijk, où à nouveau le temps de correspondance est bref. Un 92 stationne mais ne mentionne pas la bonne destination pour moi. Dans le bénéfice du doute, je préfère aller demander au chauffeur s’il va bien à Avelgem, il me confirme que non, et que le 92 dans ce sens-là ne va pas tarder, il part à 16h45 (c’est bien celui de mon planning
)
Mais voilà un bus qui n’est pas pressé d’arriver. C’est vers 16h55 que nous partons enfin de Kortrijk et le trafic par endroits n’est pas des plus fluides. Le Transit2000 550517 est cet engin qui est un peu ralenti et quand je constate qu’à l’heure d’arrivée à Avelgem, nous ne sommes qu’à 5 kilomètres de là, ce n’est pas pour me rassurer… Surtout quand deux personnes discutent avec le chauffeur et occupent les places idéales pour suivre la route et voir où on est. Je quitterai mon siège déjà à Zwevezele afin de mieux suivre où on se trouve… Finalement, mon instinct m’aura une nouvelle fois montré le bon endroit pour descendre
Mais descendre à Avelgem à 17h30 quand on a un bus précédent qui part à 17h20, ce n’est pas du tout une bonne affaire. Evidemment, le bus TEC n’a pas attendu pour faire la correspondance et comme il n’y a pas d’horaire de la ligne trouvable à proximité, je devrai composer avec ce qu’il y a pour essayer de rattraper la sauce. Un bus 65 vers Oudenaarde est au départ… Ca peut toujours aider. Après avoir quand même un peu hésité (et si ce 97 s’amenait en retard finalement ?), j’embarque dans le 220756 et cap sur Oudenaarde où on va donc boucler la boucle.
Dans ces cas-là, il vaut mieux étudier le topo et voir comment on peut encore rentrer facilement. Il n’est déjà pas question de rentrer par Gand (pas envie, et pas au programme), et les autres destinations se limitent. Zottegem ? Bof! La dernière fois, ça ne m’avait pas aidé… Suivre le même itinéraire qu’à l’aller ? A la rigueur ! Surtout que le premier bus est limité à Brakel, et qui sait que l’horaire de la ligne Brakel – Ninove ait été amélioré ? On peut toujours rêver
Cap donc vers Brakel. Un A360 au menu ? voilà ce qui m’encourage à prendre ce 16. Je le regretterai vite: le chauffeur de ce 3748 a une conduite très heu… disons, sportive, et à l’arrière, la commande de fermeture de la trappe du toit est hs et la trappe est ouverte… même si on a un doux mois de janvier, ce n’est pas agréable
Le temps d’aller chercher de quoi ravitailler à Brakel et de constater que cet horaire de la ligne Brakel – Ninove est toujours aussi mal foutu (cette ligne 39 est une injure à la basismobiliteit !), me voilà résolu à attendre le 16 suivant qui revient sur Geraardsbergen. Le 3621 m’y reconduira. Ca va encore quand on fait les comptes, ce ne sera qu’avec 30 minutes de retard que je débarquerai à Geraardsbergen. Oui, mais quand on voit dans le planning qu’on avait 15 minutes de correspondance à Geraardsbergen et que la ligne 161 circule à la fréquence horaire, ça fait à nouveau 45 minutes dans les dents. Et sans musique ! Voilà une attente qui va durer !
Enfin, la gare, une nouvelle fois, on ne le dira jamais assez…
Un bus de Flanders Bus pour me reconduire vers Leerbeek, le 300903, avec une magnifique sieste au menu. Après 3 voyages complets sur ce 161, je suis donc toujours incapable de citer tous les villages qu’il dessert
Enfin, on revient vers Bruxelles avec un A600 de la série 31 (
), le 3171. Tous les bus sont supposés partir en même temps de Leerbeek à cette heure-là, mais mon bus aura encore le chic de partir en dernier. Je pouvais reprendre le 153 aussi pour varier les plaisirs, mais en me disant qu’un Leerbeek – Drogenbos me faisait un retour de 1h30 sans encore être chez moi, ça m’a coupé la motivation. Et puis, ce n’était pas un A600 de la série 31
Pas de sieste ici. Aucune idée pourquoi. Sans doute parce qu’une déviation après Lennik m’a perturbé (je suis dans un 141 ou dans un 142 à la fin ?), sur le retour, on dépasse le Citaro G de Modern Toerisme sur le 171, en voilà un qui va avoir un accueil photographique à son arrivée au Midi
21h49, ça me laisse le temps d’aller chercher l’omnibus de 21h53 pour rentrer chez moi tranquille. Sauf que l’écran de l’accès de la gare par l’Esplanade de l’Europe annonce mon train à 21h50… 1 minute pour traverser la salle des pas perdus et arriver au quai 18 quand on est en balade depuis le matin, pas toujours évident… :s
Enfin, train et retour au bercail impeccables, ce fut une très bonne journée, même si tout ne s’est pas suivi comme prévu