jeu 31 mai 2007
We’re gone to Portugal…
Posted by Mapeicyclist under les expéditions de Mapeicyclist
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Dix jours de vacances sont toujours bons à prendre, en toutes circonstances
. Quand celles-ci offrent en plus une longue route à faire, ça peut toujours être riche en anecdotes… compte-rendu de vacances splendides, même si tous les éléments n’ont pas été de notre côté :
17/5 : Bruxelles – Angoulême :
Le départ fut matinal et sous un temps pluvieux. Pas grave, si on a la pluie seulement que pour le trajet du départ, ce n’est pas une chose dramatique
La route vers Paris se fit sans trop de problèmes sur la route, ce n’est qu’en arrivant à Paris que les soucis commencèrent. Nombre de gens ont eu l’idée de profiter du long weekend de l’ascension pour prendre également la route, et résultat des courses : 1h30 de files pour traverser la région parisienne, et enfin atteindre l’autoroute de Bordeaux où nous avons eu la paix. L’heure de midi étant allègrement entamée, une pause était la bienvenue, mais le premier restoroute accueillant aussi toutes les victimes de la file est plein à craquer : la file vers les caisses formait déjà un S inextricable. Nous avons repris la route et nous sommes arrêtés au restoroute suivant, bien plus calme. Le reste de la route se fit sans problème, et nous avons trouvé notre logement tout de suite.
Visite d’Angoulême. Je fus un peu déçu d’être arrivé à la fin du service des bus, mais heureusement, le festival des musiques métisses allait me permettre de ne pas quitter Angoulême les mains vides
18/5 Angoulême – Burgos : départ sous les nuages vers l’Espagne, mais le temps va aller en s’améliorant. J’hérite des deux plus gros péages (pourquoi pas le système des vignettes comme ailleurs ?
). Le soleil est donc arrivé avec l’Espagne et là-bas, nous sommes confrontés à une nouvelle catégorie de fonceurs au volant, rapidement rebaptisés « Fernando ». Dans ce cas, je reste zen au volant, et quand je dois dépasser, je laisse tous les plus rapides me passer devant avant de dépasser à mon tour
. Arrivée sans problème à la jolie petite ville de Burgos, où la visite a bien duré.
19/5 Burgos – Costa da Caparica : le parking de l’hôtel de Burgos est un joli colimaçon très pentu et dans la pénombre. Pas question que je sorte la voiture de ça. Une fois sortis, en route vers le Portugal par une autoroute très calme et un temps couvert. Le Portugal s’offre à nous toujours par une autoroute très calme, et les aires de stationnement sont petites… Quand il y a un restoroute, il n’est pas plus grand. Ce qui donne un choix de menu très petit (si on veut manger chaud, c’était soit un bol de soupe, soit du « rancho », une sorte de potée pleine de fêves avec une sauce relevée, du boudin noir et de la viande de volaille). Sur le parking, des gens essaient de nous vendre une caméra, ce que nous refusons… La fin du parcours n’est pas vraiment tranquille, vu que, au Portugal, la vitesse minimale sur autoroute est de 50 km/h, et pas mal de gens s’en contentent. Les autres dépassent allègrement les 120 autorisés… j’applique le même système qu’en Espagne pour dépasser (à la plus grande joie de mon passager qui n’a pas l’impression que j’avance
). Péage sur l’autoroute principale + chantier font que je ne me sens pas tout à fait rassuré, et pour traverser le Tage, je dois rouler un peu dans Lisbonne, brrr… :s
Enfin se présente le Pont du 25 avril, qui nous permet de nous retrouver du côté du Tage où nous avons loué un appart. Il faut juste rester concentré pendant toute la traversée vu la densité importante du trafic, même si un monument se présente déjà superbement dans le décor: il ne faut le regarder que si on est sur de ne pas faire de faute sur la route. On arrive finalement à la location sans heurts, même le petit crochet en tout terrain sur le parking près des « Bombeiros » n’a été qu’une anecdote
. La localité est superbe
20/5 Cacilhas et Almada : le vent s’est levé
. Après avoir visité en profondeur la cité qui nous héberge, nous mettons le cap dans l’après-midi vers Almada où trône fièrement un Christ Roi qui domine l’embouchure du Tage. Un O405 nous conduira à la gare de bus de Cacilhas, située à proximité du port principal de la rive gauche du Tage, en face de Lisbonne. Il ne faut donc pas faire un dessin de la joie qui m’habite de découvrir cette gare de bus où il y en a de tous côtés
.
Cacilhas et Almada sont les deux meilleurs points de vue sur Lisbonne qui s’offre sur toute sa rive. Même si la berge est peu engageante, la vue est motivante. Il suffit juste d’essuyer les bourrasques de vent et tout va bien
.
21 et 22/5 Lisbonne : Un bus Marcopolo sur la ligne 153 vers la Praça de Espanha est notre premier ticket vers la capitale lusitanienne. Nous découvrons ne ville sympathique, animée, gaie à visiter, offrant des visages assez variés… du centre touristique au quartier d’Alfama et ses escaliers (ça monte, ça descend, ça monte, ça descend…), de la tour de Belém au tram 28 (et une bonne très petite sieste
), c’est une capitale charmante qui est surement encore mieux et plus agréable à visiter quand il ne pleut pas. Comme dans d’autres endroits touristiques, des marchands essaient de nous vendre des lunettes de soleil. Ca ne sert à rien, j’en ai sur la tête
Le bus 161, partant de la Praça Areeiro, est plutôt à éviter : moins rapide (il doit franchir tous les embouteillages du pont du 25 avril), il est aussi plus cher que le 153.
23/5 Setúbal et Evora : On passe Setúbal en coup de vent, vu que la seule curiosité touristique était en chantier, sans pour autant occulter la superbe route en altitude qui nous y conduisait. Evora, par contre, mérite qu’on s’y attarde quelque peu: cette cité a su conserver la richesse de son patrimoine culturel et offre à de très nombreux coins de rue des édifices splendides, surtout sous le soleil
. Après ça, en citant « Evora », on pensera à autre chose qu’à : « Quem mostra’ bo Ess caminho longe? Quem mostra’ bo Ess caminho longe? Ess caminho Pa São Tomé… Sodade sodade Sodade Dess nha terra Sao Nicolau »
Retour tranquille sauf sur la sortie vers Costa, située juste après l’entrée venant d’Almada, juste avant de franchir le pont du 25 avril. Donc soit on réussit son coup, soit on doit faire demi-tour à Lisbonne, tout un itinéraire :s . Je m’en suis sorti entre 2 camions qui entraient…
24/5 Costa et Oriente : Un bon jour de repos bien mérité
, même si le temps s’annonce superbe… C’est l’occasion d’aller se balader sur la plage et de tâter de l’eau de mer. Je ne m’y risquerai cependant pas, parce qu’il ne fait pas encore si chaud que ça… Fin de journée à Lisbonne pour visiter le quartier Oriente, site de l’exposition universelle de 1998, et y voir les monuments restants, la rive droite du Tage, la tour et le pont Vasco de Gama… la file de jeunes se rendant à un concert de Beyoncé et, last but not least, la gare de bus d’Oriente
Retour en cher 161 en O405NÜ, pas de souci, le trafic est fluide à cette heure-ci
25/5 Sintra et Cabo da Roca : Cette fois, Jyache se frotte au pont du 25 avril et ses files. Ce qui est encore moins évident quand il pleut averse et qu’un accident a eu lieu de l’autre côté du pont. La file était-elle un peu longe finalement ? Jyache s’empressant de vouloir payer le péage du pont envoie la monnaie entre la voiture et le guichet
. Enfin, la caissière a autorisé le passage, ce n’est pas encore si dramatique
. Quand le GPS et le fléchage sont en désaccord, ça rend Jyache pas content et donne la faute au GPS. J’ai encore du lui rappeler que le GPS était là en appui si on ne s’y retrouvait pas, et que son itinéraire primait. Si on continue sur ce ton, je connais une machine qui viendra moins en moins souvent en voiture… Arrivée à Sintra sous la pluie, le temps de visiter un palais et on espère que le temps va se calmer. Et ce fut le cas
Après un rapide crochet par le terminus du tram local, deuxième palais au menu qui nécessite le déplacement de la voiture. Jyache arrive à la garer sur un espace très convenable, mais dont le seul accès a été bouché juste après par… une voiture se garant. Si la situation du parking ne change pas, je m’imagine difficilement comment on va pouvoir démarrer rapidement après la visite… Bref, ça ne doit pas bouder le plaisir de la visite de ce deuxième château qui en valait bien la peine
, avec un temps couvert et un bruit de moteurs à l’horizon, certes… retour au parking et… un taxi s’en va, offrant une ouverture dans le parking. Le conducteur de la voiture à côté me demande s’il doit s’écarter pour laisser sortir Jyache, ce ne sera pas nécessaire
Route par les « Quintos » pour suivre la côte atlantique puis la rive droite du Tage nous permet d’accéder au point le plus à l’ouest de l’Europe continentale, ce qui reste toujours un point symbolique
. Enfin, le beau temps revient, et avec ça le retour vers Lisbonne et Costa sera très agréable
Nous ne quittons pas Lisbonne avant de profiter de la ville « by night ». Il repleut malheureusement…
26/5 Costa da Caparica – Salamanca : le jour du départ est arrivé. Et pour une fois, la météo est bonne. Après avoir réglé les derniers détails de la location, cap sur le pont Vasco de Gama pour éviter les files du 25 avril. Une erreur de réglage du GPS nous proposera le disque rayé de « nouveau calcul » jusqu’au moment où le problème est résolu (non, nous n’étions pas à vélo…). Le parcours est identique à l’aller (péage, chantier, route tranquille, aire de stationnement minuscule, menu minimaliste (je me contenterai de tartines, au moins, je sais ce que je mange…), vendeur de caméra…), seule l’arrivée à Salamanque posera problème : l’itinéraire Michelin a mal situé notre hôtel et Jyache ne m’a pas communiqué d’adresse correctement orthographiée de l’hôtel, donc le GPS ne connaissait pas. Ce n’est qu’après avoir tourné en rond 30 minutes et découvert un plan de la ville à la gare que nous avons pu localiser l’hôtel. La météo pour la visite de cette superbe ville ? Mauvaise !
27/5 Salamanca – Bordeaux : C’est sous un soleil radieux que nous prenons congé de l’hôtel de Salamanque pour prendre le cap sur successivement Valladolid, Burgos, San Sebastian, Biarritz et enfin Bordeaux. Deux itinéraires possibles après Burgos, et celui recommandé nous envoie droit vers de gros nuages gris, dont les effets ne se font guère attendre. Nous ne nous débarrasserons malheureusement de ces nuages qu’une fois arrivés à Bordeaux où un arc-en-ciel nous accueille et un autre accident nous fait ralentir. Partir dans le sud de l’Europe pour avoir le même temps que chez nous, ce n’est franchement pas gai
28/5 : Bordeaux – Tours : avant de reprendre la route, une visite de Bordeaux est indispensable. Après avoir garé la voiture, cap avec le tram sur la cité au bord de la Garonne. L’absence de plan se fera sentir pour se repérer dans cette visite qui finalement ira assez vite. Retour sur la voiture et cap sur Tours… la météo ? Elle devient mauvaise ! La visite de Tours commencera d’ailleurs sous la pluie, nous n’aurons le temps que d’apercevoir ces éléments qui font la renommée de Tours (cathédrale, place Plumereau, vieilles façades, avenue de Grammont…), mais le temps de bien manger ne posera pas de problème. Et nous avons choisi un resto à côté d’une salle où, et nous le découvrirons seulement pendant le repas, François Bayrou tenait un meeting. On aura juste le temps de le voir remonter dans une voiture
. Retour à l’hôtel après la visite : trop tard pour reprendre le bus, on se contentera de la navette ferroviaire vers la gare TGV à côté de laquelle se trouve notre hôtel.
29/5 going home : il fait beau, mais les bulletins sont pessimistes pour la suite de la route. On verra… Le parcours commence par un conflit d’itinéraire entre celui de Jyache, mon GPS et le fléchage effectif vers Le Mans (« où nous envoie-t-il, cet imbécile? »), où je dois clarifier la situation en expliquant que GPS ou pas, je me serais également retrouvé sur cette route, car j’ai suivi le fléchage vers Le Mans… Après être revenus sur l’autoroute, nous avons pu constater que le GPS ne détectait pas encore le tout dernier tronçon récemment ouvert, ceci expliquant celà… Cet itinéraire par Le Mans, Rouen et Amiens nous permet d’éviter Paris et ses files
. Il coutera d’ailleurs à Jyache le péage le plus cher de tout l’itinéraire. Le reste du parcours depuis Amiens est connu et ne posera absolument pas le moindre problème, la météo non plus d’ailleurs
Malgré la météo qui n’était pas toujours des plus encourageantes, ce furent d’excellentes vacances
La traditionnelle série de photos se trouve déjà dans la rubrique « Péninsule ibérique » de l’album photo, sous l’adresse http://album.ligne54.be