Enfin la météo est bonne et ma journée n’est pas réservée par autre chose
L’occasion est donc intéressante de sortir le vélo de derrière ses toiles d’araignées (je rigole, hein…
) et de l’emmener aller humer le bon air de la côte belge
Départ vers 8h10. Premier fait de route : je n’ai pas fait 500m que mon pneu arrière m’indique qu’il manque de pression, il faut donc déjà s’arrêter pour lui donner l’air nécessaire. La traversée de Bruxelles se fera sans anicroche, je dois juste préserver mes efforts dans les montées afin de ne pas m’épuiser pour la suite du parcours. A hauteur de la gare de Berchem, c’est au tour du pneu avant de jouer à la perte de pression. On regonfle et on repart
La perte de pression du pneu avant n’était pas banale suite à l’inactivité, c’était une fuite pure et dure… Je me retrouve donc à Asse dans le passage souterrain sous le Pontbeek à circuler sur une jante, et j’aimerais continuer jusqu’à trouver un réparateur vélo. A Asse, je devrais trouver ça. Et je trouve facilement : juste à côté de l’ancien garage de Modern Toerisme
. J’acquiers une chambre à air de rechange et je remplace la fuitée… on repart, on a un peu de retard, mais le vent souffle de dos pour l’instant et devrait me permettre d’améliorer ma moyenne
. La suite du parcours se fait sous un temps mi-couvert, mi-bon, Asse-ter-Heide, Essene, Erembodegem, Aalst défilent sous une bonne moyenne
Ensuite un ou deux petits chantiers viennent parsemer le parcours : le premier, la piste cyclable est en rénovation à Oordegem, qui oblige le trafic à passer sur une bande, donc feu de chantier (qui ne concerne absolument pas les cyclistes
), un autre qui ne dérange pas, à Melle, où un carrefour fermé oblige à redoubler de prudence. Le parcours Aalst – Gent se déroule également sans mal, il est juste temps pour moi d’arriver, vu que mon estomac me rappelle qu’on approche de l’heure de midi. Mais pas question de diner maintenant, à 11h30… Je me prends donc un petit dessert, juste de quoi tenir jusque Eeklo ou Maldegem…
Une piste cyclable classique le long d’une grand route, et nous voilà assez vite à Eeklo, où on ne côtoie en route que des paysages champêtres, le trafic de la grand route et un autorail au loin. Petit en cas à Eeklo bien arrosé avant de repartir vers Maldegem, rapidement atteint, toujours dans d’excellentes conditions… et toujours sous le coup de mon en cas d’Eeklo, je n’ai pas faim… je continue
A la sortie de Maldegem, je franchis la voie du stoomtrein local. Pas moyen d’y accéder sur le côté, je dois rejoindre le site par une route ultérieure afin de trouver la piste cyclable que je recherche, un des buts de mon itinéraire du jour
Le hic, c’est que aussi bien le reste de Maldegem, que les deux villages suivants Donk et Sijsele (les deux gares suivantes de la ligne, en plus…) ne m’offrent pas vraiment de possibilités de braquer à gauche, où les cités résidentielles fleurissent… la piste elle-même n’étant même pas fléchée depuis la grand route (faut t’y faire, on n’est pas en Wallonie, on doit deviner où elle est), mis à part un petit chemin de terre qui part sur la droite, suivant un angle bien aigu, aucun indice (NdR : après vérification sur un plan d’état major, ce chemin de terre était la bonne route
). Ayant pour repère que la voie était au sud de ma route, je coupe vers Oedelem, espérant croiser la ligne. Peine perdue, et je retombe en prime sur mon itinéraire habituel via Knesselare. Ce n’est plus la peine d’insister, cap sur Brugge, on a assez perdu de temps comme ça…
Dans Brugge, je n’ai aucun itinéraire de base. J’aime bien parcourir une nouvelle rue afin de voir les secrets qu’elle cache, et ce sont deux jolies cyclistes qui me serviront d’impulsion pour dénicher cette nouvelle artère. Je suis retombé dans l’axe du Markt par le point d’embarquement des bateaux mouches sur les canaux, bref, dans l’affluence. Ma librairie favorite à côté du Markt a fermé ses portes, donc pour ravitailler, ça va être moins facile. Enfin, ce n’est pas à Brugge qu’on va mourir de faim vu le nombre d’échoppes présentes
(je suis une nouvelle fois arrivé avec une bonne fringale) C’est un petit snack turc au Zand qui va finalement me dépanner
En tout cas, arriver à 15h, c’est foutu. Vu que je redémarre à 15h10. Plus que le canal Brugge – Oostende à longer pour arriver à destination, 25 km, une paille après la distance couverte jusqu’à présent. Afin d’esayer d’arriver avant 16h, je vais malgré tout essayer de tenir une moyenne supérieure à 20 tout au long du canal. J’essaie de m’y atteler, et ce n’est pas évident (surtout quand on doit boire en route… si on quitte Brugge sans rien à boire, c’est très dur à faire, ce canal, après une telle distance couverte). De plus, j’ai l’air d’avancer difficilement, mes jambes s’épuisent (ça doit être la distance couverte, je n’ai plus fait aussi long depuis plus d’un an et demi…) et je ne trouve pas de solution salvatrice.
Km 127, un cycliste quinquagénaire a du mal à me dépasser. Il ne doit pas donc aller tellement plus vite que moi. Je m’accroche donc à sa roue et me laisse suivre en récupérant un peu. Ca fait un bien fou
. Au km 129, à un pont, il tourne à gauche. Dommage qu’il ne continue pas jusque Oostende
Km 133, un petit canal latéral vient rejoindre le mien. A hauteur de l’embouchure, le pont existant est en rénovation. En plus du parcours un peu épuisant, il me faut contourner l’obstacle, des pavés en prime, je ne suis pas sorti de l’auberge
Km 135 : j’ai enfin compris pourquoi j’avais du mal, je n’étais pas à la bonne vitesse. Je règle ceci et je repars mieux. C’était tout bête donc
Km 137 : victoire ! La digue du canal cède sa place à une route. Je viens donc d’arriver à Sas Slijkens et il me reste 3 km à couvrir
Je relâche un peu mon étreinte et décide d’arriver à Oostende de manière plus cool. Je suis ravi de revenir après 4 ans au parking vélo à deux niveaux de la gare. Une surprise cependant à l’arrivée : ils ont complètement redessiné l’approche d’Oostende à vélo. J’ai suivi un itinéraire que je n’avais jamais suivi, longeant les voies de triage d’Oostende et arrivant sur le site de la gare par la gare De Lijn au lieu d’arriver par le Mercator… Il est 16h20 et je cadenasse enfin mon vélo dans le parking. Je suis heu-reux
Je suis quand même étonné de la facilité avec laquelle j’ai roulé alors que je n’ai plus roulé à vélo depuis 3 semaines au moins, et c’était pour aller au bureau. D’habitude, je flanche après 60 km. Là, je ne sais pas quelles ressources j’ai pu camoufler…
En tout cas, il y a toujours moyen de passer une excellente après-midi à Oostende en tant qu’ami du rail sans passer toute la journée à la gare ou le long du parcours du Kusttram