Archive for août, 2007

7h15. Après m’être levé à la bourre, j’ai à peine le temps d’engloutir un chocolat froid, je ne dois plus trop perdre de temps si je veux avoir mon bus. Je pars directement, afin d’avoir mon bus tranquillement, à 7h23 ;)

7h19, j’arrive quasiment au coin de ma rue et de la rue Van Pé. Le 8561 passe. J’en suis le premier surpris, parce que ce bus passe bien à l’avance :o . Après tout, ce n’est peut-être que le précédent en retard, mais sans avoir de certitude à 100 %, je préfère foncer sans me poser de questions, après tout, ça ne peut être que bénéfice et temps de gagné ;) J’attrape ce bus tout juste. Le temps de prendre mon titre de transport et les portes se ferment…

Je pense à cet instant : « Je n’ai pas eu le temps de préparer mon libre parcours, évidemment, mais quand le chauffeur verra mon badge, il verra que je suis de la maison ;) … mon… badge … iléou ? Et m… :(  » J’esquisse le mouvement pour descendre, la porte se réouvre, se referme… Je m’excuse auprès du chauffeur, mais j’ai oublié quelque chose…

Le temps de m’assurer que le bus dont je viens de descendre était bien le précédent en retard, et l’infobus me le confirmera, annonçant le suivant dans 3 minutes, son horaire exact, et je pique un sprint pour aller récupérer mon badge à la maison, en espérant encore avoir mon bus habituel. Mais évidemment, pour aller chez moi, ça monte, et je n’aurai pas toute la vigueur pour sprinter tout le temps…

Une fois le badge récupéré, je regarde l’heure : 7h22 ! Ca va être très limite, mais c’est faisable. Je repique une pointe de vitesse (mais cette fois, ça descend, ça aide ! ;) ) dans l’espoir d’avoir ce bus. Ces efforts me fatiguent… pratiquement en bas de ma rue, je m’arrête de courir, il me reste une petite soixantaine de mètres jusqu’à mon arrêt…

A peine le temps de dire ouf, le 8610 passe. Et on repart dans une dernière étreinte sportive violente. Une seule personne à l’arrêt, ça ne va pas être évident… le bus ferme ses portes, hésite, les réouvre. Le chauffeur m’a vu :) Je pousse un râle de soulagement. Je remercie vivement le chauffeur en exhibant mon libre parcours et vais m’installer, afin de récupérer des efforts consentis :)

Cerise sur le gâteau : à Bailli, mon bus rattrape le 8561 que j’ai du laisser filer si je voulais aller bosser avec mon badge, et le dépasse à Fernand Cocq. Je suis donc arrivé encore plus tôt que si j’avais eu le 8561 sans avoir rien oublié :)

Un bon effort bien récompensé :)

mercredi 15 août 2007… une journée magnifique s’annonce, une occasion fantastique d’aller à la capitale néerlandaise du trolleybus : Arnhem ;)

afin de compenser le relais que je n’ai pas pu effectuer à Krefeld, j’ai donc servi de chauffeur à Jyache à l’aller et au retour, suivant un itinéraire un peu à voir, vu que certains programmes proposaient d’aller par Breda, et mon GPS par Eindhoven… un détail était clair quoiqu’il arrivait : pas question de prendre par la A12 comme suggéré par Michelin…

En gros, l’itinéraire aller s’est bien déroulé, si l’on ne pense pas à certaines voitures qui se mettent à accélérer quand on a entrepris la manoeuvre de dépassement sur elle et surtout qu’on la rattrape à nouveau plus loin, alors qu’elles avaient encore ralenti un fameux coup… :( En tout cas, Gorinchem dans le calme, sans bouchon, c’est très bien ;)

Pas de P+R à Arnhem, donc pas trop le choix, il faut se garer près de la gare. Ce qui n’est pas plus mal, car on sera alors au noeud névralgique du réseau de trolleybus, en étoile… le point désigné sur le GPS étant l’accès principal à la gare, on fera une balade dans le parking des taxis avant de revenir stationner dans un parking souterrain genre ‘t Zand à Brugge… ;)

Après avoir repris des forces, cap sur le « container » d’information Connexxion situé à côté de la gare pour acquérir le libre parcours d’un jour. Après avoir demandé à la personne derrière le guichet, celle-ci me répond que ces tickets ne sont disponibles qu’auprès des chauffeurs. Bon, pas de souci, on met le cap sur la gare des bus et on prend le premier trolley venu, ce sera un 5 vers Elsweide. Je demande donc une « dagkaart » au conducteur, qui me fournira un titre de transport vraiment pas cher (1€, c’est intéressant à ce prix-là, la journée :) ), avant de se rendre compte qu’il s’agissait d’une « dalkaart », qui est le nom donné au ticket 1 voyage, sans correspondance.

Après être arrivé à Elsweide, nous remontons vers la branche de la ligne 3 vers Velp qui se situe à proximité. Afin d’être en règle, re-dalkaart et retour auprès du container Connexxion, parce que, qui sait ?, elle m’a sans doute mal compris aussi.

Je reviens au même guichet, je refais ma demande (« een kaart die de hele dag geldig is… »), et je reçois la même réponse : « chez les chauffeurs ». Vu le manque de succès que j’avais eu sur les 2 véhicules précédents, elle accepte de m’en fournir un elle-même. 10 € (:( ), mais pour deux personnes, ça équilibre déjà pas mal les charges ;) . Seule condition à tenir à l’oeil : on ne peut embarquer que dans des véhicules de Connexxion…

Retour à la gare des bus, et cette fois, c’est un trolleybus 1 vers Het Duifje qui s’offre à nous. J’exhibe donc fièrement mon titre de transport fraichement acquis au conducteur du trolley qui le refuse tout net, arguant qu’on ne pouvait pas faire de correspondance avec ce ticket. J’ai eu beau lui expliquer que je venais de l’acquérir au container avant de monter maintenant, il m’interrompait sans que je ne puisse en placer une. Après m’être fait la brève réflexion que l’un des deux m’a pigeonné ou était en train de me pigeonner, je reprends une dalkaart, en ruminant déjà ma colère pour ces 10 euros… J’aurais du insister, me dit Jyache… et c’est vrai qu’en relisant les conditions d’utilisation de ma dagkaart, je ne retrouve nulle part une indication que la correspondance est interdite avec ce ticket…

arrivée à Het Duifje et après quelques clichés, on se dirige vers la branche sud de la ligne 7. Dont l’accès n’est guère aisé, et on le remarquera en chemin. On finira par relonger la ligne 1 pendant 30 bonnes minutes (« on a fait 2 km, ça suffit, non ? ») avant de finalement reprendre un bus 14 qui nous conduira plus loin sur la ligne 7 (à Kronenburg, ça ne s’invente pas… ;) ). Nouvel essai avec la dagkaart, réponse du conducteur : « Dank u wel ». C’est bon ça, maintenant, le premier conducteur qui me refuse ce ticket, je hurle :)

Avec le 7 (nee, mijn kaart is geen dalkaart maar een dagkaart… oh, sorry!), nous revenons vers le pont Nelson Mandela, où les possibilités de photos sont intéressantes. Après avoir flâné sur le pont, après un tout court parcours en 5 (où j’ai présenté une dalkaart, si moi-même je me trompe, ça indique bien qu’il faut améliorer le produit ;) ) et être revenus à pied sur la gare, on s’en va reprendre le trolley suivant, un qui nous tient un peu à coeur car c’est notre seul parcours sur le réseau de Arnhem avant ce jour : le 3 vers Burgers Zoo (l’auberge de jeunesse d’Arnhem se trouve quelque part le long de cette branche). Après une belle attente, c’est finalement un Berkhof Ambassador qui se présente (het is een dagkaart, mevrouw!), bus avec climatisation, de l’espace autour des sièges et … un écran TFT qui marche beaucoup moins bien que les nôtres :)

C’est vraiment un quartier agréable que celui du Zoo, mais pas encore trop de temps de s’y attarder, nous mettons le cap sur la 2ème branche du 3 pour revenir sur la ville et clôturer notre balade… et bien en trolley cette fois ;) Avec l’habitude du bus, on se retrouve surpris que le trolley démarre sans démarrer le moteur (et pourtant, quoi de plus normal), et on revient tranquille dans un trolleybus chaud (un vieux Den Oudsten d’une époque ou la clim n’était pas une généralisation…) vers la ville et vers la voiture après avoir acquis quelque ravitaillement.

Le retour se fait en suivant fidèlement (sauf la A12) les indications du GPS et avec énormément de patience pour Jyache car quand je décide de prendre mon temps pour dépasser, je prends vraiment mon temps … ;)

Voilà donc… Connexxion devrait revoir si pas le look, la dénomination de leurs titres de transports… je veux bien que la carte d’un jour soit moins utilisée, mais à ce point, si on n’insiste pas, la dalkaart peut très vite devenir une skandalkaart… ;)

Enfin la météo est bonne et ma journée n’est pas réservée par autre chose :) L’occasion est donc intéressante de sortir le vélo de derrière ses toiles d’araignées (je rigole, hein… ;) ) et de l’emmener aller humer le bon air de la côte belge ;)

Départ vers 8h10. Premier fait de route : je n’ai pas fait 500m que mon pneu arrière m’indique qu’il manque de pression, il faut donc déjà s’arrêter pour lui donner l’air nécessaire. La traversée de Bruxelles se fera sans anicroche, je dois juste préserver mes efforts dans les montées afin de ne pas m’épuiser pour la suite du parcours. A hauteur de la gare de Berchem, c’est au tour du pneu avant de jouer à la perte de pression. On regonfle et on repart ;)

La perte de pression du pneu avant n’était pas banale suite à l’inactivité, c’était une fuite pure et dure… Je me retrouve donc à Asse dans le passage souterrain sous le Pontbeek à circuler sur une jante, et j’aimerais continuer jusqu’à trouver un réparateur vélo. A Asse, je devrais trouver ça. Et je trouve facilement : juste à côté de l’ancien garage de Modern Toerisme :) . J’acquiers une chambre à air de rechange et je remplace la fuitée… on repart, on a un peu de retard, mais le vent souffle de dos pour l’instant et devrait me permettre d’améliorer ma moyenne ;) . La suite du parcours se fait sous un temps mi-couvert, mi-bon, Asse-ter-Heide, Essene, Erembodegem, Aalst défilent sous une bonne moyenne ;)

Ensuite un ou deux petits chantiers viennent parsemer le parcours : le premier, la piste cyclable est en rénovation à Oordegem, qui oblige le trafic à passer sur une bande, donc feu de chantier (qui ne concerne absolument pas les cyclistes :) ), un autre qui ne dérange pas, à Melle, où un carrefour fermé oblige à redoubler de prudence. Le parcours Aalst – Gent se déroule également sans mal, il est juste temps pour moi d’arriver, vu que mon estomac me rappelle qu’on approche de l’heure de midi. Mais pas question de diner maintenant, à 11h30… Je me prends donc un petit dessert, juste de quoi tenir jusque Eeklo ou Maldegem…

Une piste cyclable classique le long d’une grand route, et nous voilà assez vite à Eeklo, où on ne côtoie en route que des paysages champêtres, le trafic de la grand route et un autorail au loin. Petit en cas à Eeklo bien arrosé avant de repartir vers Maldegem, rapidement atteint, toujours dans d’excellentes conditions… et toujours sous le coup de mon en cas d’Eeklo, je n’ai pas faim… je continue ;)

A la sortie de Maldegem, je franchis la voie du stoomtrein local. Pas moyen d’y accéder sur le côté, je dois rejoindre le site par une route ultérieure afin de trouver la piste cyclable que je recherche, un des buts de mon itinéraire du jour ;) Le hic, c’est que aussi bien le reste de Maldegem, que les deux villages suivants Donk et Sijsele (les deux gares suivantes de la ligne, en plus…) ne m’offrent pas vraiment de possibilités de braquer à gauche, où les cités résidentielles fleurissent… la piste elle-même n’étant même pas fléchée depuis la grand route (faut t’y faire, on n’est pas en Wallonie, on doit deviner où elle est), mis à part un petit chemin de terre qui part sur la droite, suivant un angle bien aigu, aucun indice (NdR : après vérification sur un plan d’état major, ce chemin de terre était la bonne route :( ). Ayant pour repère que la voie était au sud de ma route, je coupe vers Oedelem, espérant croiser la ligne. Peine perdue, et je retombe en prime sur mon itinéraire habituel via Knesselare. Ce n’est plus la peine d’insister, cap sur Brugge, on a assez perdu de temps comme ça…

Dans Brugge, je n’ai aucun itinéraire de base. J’aime bien parcourir une nouvelle rue afin de voir les secrets qu’elle cache, et ce sont deux jolies cyclistes qui me serviront d’impulsion pour dénicher cette nouvelle artère. Je suis retombé dans l’axe du Markt par le point d’embarquement des bateaux mouches sur les canaux, bref, dans l’affluence. Ma librairie favorite à côté du Markt a fermé ses portes, donc pour ravitailler, ça va être moins facile. Enfin, ce n’est pas à Brugge qu’on va mourir de faim vu le nombre d’échoppes présentes ;) (je suis une nouvelle fois arrivé avec une bonne fringale) C’est un petit snack turc au Zand qui va finalement me dépanner ;)

En tout cas, arriver à 15h, c’est foutu. Vu que je redémarre à 15h10. Plus que le canal Brugge – Oostende à longer pour arriver à destination, 25 km, une paille après la distance couverte jusqu’à présent. Afin d’esayer d’arriver avant 16h, je vais malgré tout essayer de tenir une moyenne supérieure à 20 tout au long du canal. J’essaie de m’y atteler, et ce n’est pas évident (surtout quand on doit boire en route… si on quitte Brugge sans rien à boire, c’est très dur à faire, ce canal, après une telle distance couverte). De plus, j’ai l’air d’avancer difficilement, mes jambes s’épuisent (ça doit être la distance couverte, je n’ai plus fait aussi long depuis plus d’un an et demi…) et je ne trouve pas de solution salvatrice.

Km 127, un cycliste quinquagénaire a du mal à me dépasser. Il ne doit pas donc aller tellement plus vite que moi. Je m’accroche donc à sa roue et me laisse suivre en récupérant un peu. Ca fait un bien fou :) . Au km 129, à un pont, il tourne à gauche. Dommage qu’il ne continue pas jusque Oostende :(

Km 133, un petit canal latéral vient rejoindre le mien. A hauteur de l’embouchure, le pont existant est en rénovation. En plus du parcours un peu épuisant, il me faut contourner l’obstacle, des pavés en prime, je ne suis pas sorti de l’auberge :(

Km 135 : j’ai enfin compris pourquoi j’avais du mal, je n’étais pas à la bonne vitesse. Je règle ceci et je repars mieux. C’était tout bête donc :)

Km 137 : victoire ! La digue du canal cède sa place à une route. Je viens donc d’arriver à Sas Slijkens et il me reste 3 km à couvrir :) Je relâche un peu mon étreinte et décide d’arriver à Oostende de manière plus cool. Je suis ravi de revenir après 4 ans au parking vélo à deux niveaux de la gare. Une surprise cependant à l’arrivée : ils ont complètement redessiné l’approche d’Oostende à vélo. J’ai suivi un itinéraire que je n’avais jamais suivi, longeant les voies de triage d’Oostende et arrivant sur le site de la gare par la gare De Lijn au lieu d’arriver par le Mercator… Il est 16h20 et je cadenasse enfin mon vélo dans le parking. Je suis heu-reux :)

Je suis quand même étonné de la facilité avec laquelle j’ai roulé alors que je n’ai plus roulé à vélo depuis 3 semaines au moins, et c’était pour aller au bureau. D’habitude, je flanche après 60 km. Là, je ne sais pas quelles ressources j’ai pu camoufler…

En tout cas, il y a toujours moyen de passer une excellente après-midi à Oostende en tant qu’ami du rail sans passer toute la journée à la gare ou le long du parcours du Kusttram ;)