Après un long silence du principalement au manque de temps et au stress lié au voyage à Fürth, j’avais un peu déserté la rédaction de messages sur ce blog. Actuellement, je n’ai toujours pas plus de temps, mais étant à nouveau serein, je replonge dans mes récits ;)

ce vendredi 28 septembre 2007, c’était le sud luxembourg qui était à l’honneur. L’itinéraire prévu était le suivant :

- 6h57 IC Liège Guillemins 8h05
- 8h12 1011 Athus Gare 11h30
- 12h21 75 Aubange Place 12h27
- 12h52 167a Virton Gare 13h24
13h50 19 Arlon Gare 14h34

retour libre

Après une semaine très courte en sommeil et un dimanche sans voitures dont on n’a toujours pas tout à fait récupéré, le réveil s’est révélé homérique. Après un rapide déjeuner, je file vers le tram 82 qui va me permettre d’arriver avec une bonne vingtaine de minutes à l’avance à la Gare du Midi, de quoi avoir le temps d’acquérir mon titre de transport et un peu de presse. Y a rien à faire, on ne s’habitue pas à ces 7700, et je n’ai pas envie d’attendre le 50 qui n’arrive que dans 10 minutes, sinon, je risque de ne pas avoir le temps d’acquérir mon billet.

L’avantage de partir à des heures aussi matinales, c’est que le train provenant d’Oostende n’est pas aussi rempli que le suivant, 1h plus tard. Je trouve encore rapidement une place assise et comme prévu, je décortique le journal pendant tout le parcours vers Liège, j’arrive au bout de celui-ci quand on rejoint la ligne classique. Ce journal a donc été un très bon investissement. Mon état de veille par contre ne s’arrange pas, ça annonce déjà une très bonne sieste dans le 1011 ;)

Après une dizaine de minutes d’attente à la nouvelle gare des bus de Liège (où il faut un peu s’y retrouver au début, mais une fois qu’on a trouvé son point d’attente, on s’y attache ;) ), l’A600 608121 se présente. J’aurais espéré un véhicule plus récent, mais je ne vais pas me plaindre, tant le confort des véhicules de cette ligne est fantastique. Comme prévu, le bus n’avait pas encore quitté Liège que je m’endors profondément :) Je resterai endormi jusqu’à Aywaille, une jolie sieste ;) A partir de là, vu la météo dégradée et l’impossibilité de voir défiler le décor, je m’attaque à la lecture emportée que j’avais prévu de lire sur le parcours… Je ne verrai pas le parcours défiler quand je reconnais finalement Houffalize (tiens, déjà ?) et la fatigue me rattrapera du côté de Bastogne, où je me replonge dans mon sommeil… jusqu’à Arlon.

Pour la fin du parcours en 1011, plus de sieste. C’est la seule section que je n’ai pas encore faite de la ligne. Je m’offre même le plaisir de voir le suivi de l’itinéraire sur le GPS… qui se positionne très mal et fait suivre le bus à une vitesse très élevée dans un parcours à travers champs ! 8| :o C’est finalement soulagé (héé oui, c’est quand-même fatigant, des distances pareilles, même si on a dormi en route…) que je débarque du bus à Athus et me redirige vers le carrefour avec la route principale afin d’attendre ce qui est un des buts de ma balade : photographier un 330 de Huberty sur le territoire belge…

Je décide de bouger quand même un peu, tant que je reste sur le tracé de la ligne. Ce n’est pas évident à savoir si on est bien mis (même si ça ne fait pas l’ombre d’un doute : je suis sur l’axe principal Athus-Aubange venant du Grand-Duché et des localités desservies par le 330 et à Aubange, une route mène vers Mont-Saint-Martin où la ligne poursuit son itinéraire…) et on s’aventure vers le coeur de la localité. Je considère le pont au dessus du chemin de fer comme assez attrayant et j’y stationne. Mais la route fait un virage et avec le trafic ambiant, je parviens encore à me faire surprendre et à le rater :( Tout ça pour ça ! D’après l’horaire que j’ai relevé, un autre vers Mont-Saint-Martin doit passer dans les 20 minutes. Afin de ne plus me faire surprendre, je redescends jusqu’au feu rouge. Je ne peux pas le rater, là…

Le temps passe, pas de 330, entre temps, on arrive sur mon heure de passage du 75. Je me dis que j’irais bien jusqu’à Aubange à pied, s’il le faut, mais si ça met en péril la suite de mon itinéraire (où j’ai encore rendez-vous avec un bus Wagener à Arlon), ça reste délicat comme attitude. Le 563221 se présente enfin sur le 75 (décidément, chaque fois que je vais me balader dans le coin, je dois toujours croiser la route de ce bus, un ancien des Autobus de Genval, où je me suis offert une de mes premières longues siestes :) ), je me mets au pas de course pour l’attraper, et tant pis pour le 330, on reviendra dans le coin un jour.

A Aubange, je constate que les horaires du 330 sont affichés, contrairement à Athus Gare :) J’y découvre que l’horaire du 330 a changé et que le bus vers Mont-Saint-Martin doit passer à Aubange 2 minutes après mon 167a. Chouette ! :( Je relativise finalement, en me disant que Mont-Saint-Martin étant à côté d’Aubange et que le 167a venant d’Arlon, il y a moins de risques que le 330 soit en retard que le 167a. Ma seule interrogation à cet arrêt « Aubange Place-Mairie » (Place ou Mairie, tout dépend que ce soit l’arrêt TEC ou RGTR, alors que tout est si simple quand les arrêts ont le même nom…) est la disposition des horaires, où ils affichent ceux vers Mont-Saint-Martin en direction de Pétange… C’est le bus lui-même qui me rassurera en se présentant dans le sens dans lequel je me l’imaginais :)

Le 167a a donc bien du retard. J’en ai déjà laissé passer un qui s’était présenté dans le mauvais sens (mais ces arrêts indiquant que les bus passent dans les 2 sens aux 2 arrêts, c’est perturbant !) et au deuxième dans le mauvais sens, je vais lui demander s’il va bien à Virton… oui, mais il fait le tour avant. Ne m’attendant pas à ce que le premier repasse, je monte dans celui-ci, et je revisite tout Athus en bus :/

A l’heure à laquelle je repasse par Aubange, je me dis que j’aurais mieux fait de patienter un peu, ça tombe, celui-ci me fait rater ma correspondance à Virton… au vu de la distance qu’il reste à couvrir, il y a même d’énormes chances que je ne voie pas le 19… Je me demande déjà quand va partir le prochain train à Virton vers Arlon pour essayer de sauver les meubles… Aux portes de Virton, on croise ledit 19, il fait le tour d’un côté, nous de l’autre. Et un peu plus loin, on le recroise. Ni une, ni deux, je descends du bus, je sprinte vers le 19 et le rattrape :) Pour des photos à Virton, on repassera. Le Wagener à Arlon m’intéresse plus que tout…

Un vrai petit village à lui tout seul, cet A600, tant les passagers à l’intérieur semblent bien se connaitre. Je me mets à lutter contre la somnolence afin de revoir le décor enchanteur de cette route entre Virton et Arlon que je n’ai plus couverte depuis 5 ans :) . Arrivé à Arlon, je mets le cap sur la place des Chasseurs Ardennais afin d’y recevoir ce fameux Wagener dont c’est le point de départ. Ne sachant pas trop où me mettre, je me tiendrai finalement à côté de l’arrêt de bus des lignes urbaines qui porte ce nom et je patiente… mission accomplie :)

15h à présent, et je n’ai toujours pas mangé. On se plonge dans le centre commercial d’Arlon pour ravitailler et on retourne vers la gare, où là va débuter un ballet d’A600 (à faire… la prochaine fois que je reviendrai à Arlon, j’ai des doutes qu’il y ait encore des A600). Pour la prochaine fois, je devrais m’attarder aux endroits où passent ces lignes afin de diversifier un peu les décors…

Retour depuis Arlon en train… la fatigue m’ayant rattrapé à Arlon, je replonge tout aussi vite dans mon sommeil. Je ne me suis vraiment rendu compte de rien, vu que mon railpass était poinçonné sans que je ne le remarque… une sieste très profonde jusque Libramont, où des employés d’Infrabel décident de me tenir compagnie dans mon carré. Ne dormant plus, je poursuis ma lecture emportée jusqu’aux environs de Mont-Saint-Guibert… ma compagnie étant descendue à Namur comme je me l’attendais.

20h05. Le 8198 quitte la place du Luxembourg sur le 54. M’offrir ce sprint depuis le train pour le voir partir, c’est frustrant :( . Un 21 arrive derrière, je vais essayer de réappliquer un truc qui fonctionnait très bien pendant mes études, grâce à la durée de la phase de feux à Trône : je prends le suivant quel qu’il soit et je cours à Trône reprendre mon bus raté. Ouf, parfait :) Si ce n’est que ces deux Italiens qui pouvaient parler entre eux moins fort plutôt que d’en faire profiter tout le bus, ce fut pas trop mal comme retour. Sauf que j’ignore encore ce qui est parvenu à bloquer le carrefour Bailli – Louise à une heure pareille…

Et vu qu’il n’a plus que sur le territoire bruxellois du matin, ce fut une très bonne journée :)