Ca doit bien faire plus de 3 ans que je ne me suis plus ancré sur Verviers autrement que dans une correspondance train-bus. Vu la prochaine disparition des A120 ex-STIV, l’occasion était belle de découvrir un réseau urbain teinté d’histoire et qui a marqué la cité qu’elle dessert ;)

Pas de planning au menu, place à la découverte complète, même si inspirée par quelques tuyaux d’endroits intéressants. C’est par le train de 7h57 vers Eupen que mon périple démarre. Les 2 trains sont déjà à l’heure, de quoi démarrer du bon pied, motivé de plus en plus par une météo qui s’annonce splendide, même si elle n’est pas l’idéale pour les photos…

Arrivée à Verviers à 9h30, bien à l’heure ;) Je tâte déjà un peu le terrain autour de la gare dans l’attente de Thomas du forum TEC, mon guide de la matinée. La température n’est même pas frisquette, ce que je craignais quelque peu. La journée s’annonce très bien ;)

Après s’être assuré que vraiment aucun A120 n’était sorti (il faut avouer que faire le déplacement en période de congés scolaires dans le but d’encore voyager dans des véhicules en fin de carrière était sans doute risqué, et que j’aurais pu calculer ce risque au préalable, enfin bref… dans ces cas-là, comme on dit, je vais croiser autre chose d’intéressant auquel je ne m’attendais pas ;) ), cap sur une balade sur le réseau. Première branche parcourue, la 706 vers son terminus « Champ des Oiseaux », par le R312 5.675. Une branche assez agréable avec un terminus en altitude et un large point de vue depuis les pentes… ça m’inspire toujours ça ;)

Retour vers la place Verte où les bus du 704 se sont joints au ballet des autres lignes. Le temps de sortir les plans et les notes et cap sur la ligne 702 vers le Cimetière de Stembert. Le R312 5.678 se remplit bien et la foule m’envoie sur les strapontins en arrière du véhicule. Un peu plus loin, une banquette se libère, elle me ‘supportera’ jusqu’au terminus campagnard.

L’heure de midi est arrivée entre temps et j’ai un peu de temps, après quelques photos le long de la ligne jusqu’au centre de Stembert, pas trop loin du dépôt local, ni d’ailleurs du terminus Linaigrettes d’une des variantes du 705. Ma cartouche d’encre étant ce qu’elle est, le plan ‘rouge’ du réseau de Verviers qu’elle m’a sorti n’est pas vraiment des plus lisibles pour se retrouver dans le coin. Je ne retrouve aucun nom de rues et me demande où je me dirige. Je sors mon GPS qui n’a pas l’air de s’y retrouver plus dans le coin, jusqu’au moment où la rue que j’emprunte se rabat sur une artère plus importante. Sur cette artère circule le 705, je me suis retrouvé :)

Arrivé à l’arrêt Thiniheid, l’horaire m’y apprend que je me trouve pile dans un trou d’exploitation et que je dois patienter 40 minutes avant d’avoir un 705 qui revient de Linaigrettes. Toujours d’après mon plan, je dois descendre l’artère plus importante qui va me faire aboutir au point de convergence des 2 variantes. A cet endroit, je devrai attendre moins longtemps ;) Le bus 5.687 se fera en effet moins longtemps attendre ;)

Après une pause repas bien méritée sur la place Verte, on reprend le plan et les tuyaux. Premier bus à se présenter, le MAN 5.127 sur le 704. Aller à l’Outlet Centre, ça me dirait bien, mais pas cette fois, peut-être ;) . J’attends donc le 702 suivant en direction de Petit-Rechain et cap sur la place de Dison ;)

Un excellent endroit que celui-là :) Avec la monumentale église d’une part, le cimetière en altitude d’autre part, et les méandres de la route autour du pont de l’autoroute, il y a moyen de varier les plaisirs dans les clichés. Juste dommage la zone d’ombre provoquée par les bâtiments du trottoir d’en face. Se méfier cependant du rond-point en contrebas, les files de voiture qu’il provoque peuvent apparaitre soudainement…

Etape suivante, Pepinster Eglise. Donc revenir en 702 jusqu’à Harmonie, puis y reprendre le 701. Pas encore si mauvais, ce 5.673. J’y somnolerais à 2 reprises, et ce n’est que la chute de mon sac qui me rendra mes esprits en sursaut. De Pepinster, je peux mettre le cap sur Spa, et y voir ensuite quelles sont les nouvelles possibilités de poursuivre. Le bus 388 est assuré par le Mercedes Citaro 755102, et c’est parti pour un parcours dans des décors splendides ;)

A Spa, ce bus devient un 488. Le temps de parcourir les horaires en place (et de se faire déranger par quelqu’un qui veut me les expliquer, mais dont ce n’est pas nécessaire parce que j’aime bien les découvrir tout seul…) et d’aller finalement les consulter sur la place Royale pour se rendre compte que la seule hypothèse valable de faire un parcours varié pas trop long (le bus 62 vers Banneux et Aywaille) ne circule qu’en période scolaire ( :( ), et il me faut trouver une nouvelle source d’inspiration. J’ai alors l’idée folle de revenir sur l’arrêt « Marteau » à pied (cet arrêt est à 2,5 km du centre de Spa), un peu de marche ne peut que me faire du bien ;) . Oui, mais se faire dépasser par le bus à 100 mètres de l’arrêt n’est pas motivant pour trouver un autre moyen de se déplacer que de continuer la marche… J’ai maintenant une heure pour atteindre Theux et y prendre au choix le train ou le 388 suivant… Et puis qui sait ? Au détour d’un virage, je peux encore prendre un 388 vers Spa en photo dans ce cadre naturel ;)

Le hic, c’est que je m’imaginais Theux plus près de ça de Spa que la réalité. Après une longue période de marche sans s’arrêter, je décide quand-même à consulter mon GPS qui va fièrement m’annoncer qu’il me reste … 4 kilomètres à couvrir, avec arrivée prévue à Theux à 18h05 (bus donc largement raté). Je ne tiens cependant pas compte de cet horaire théorique car pour mon GPS, il faut marcher à du 3,5 km/h pour tenir sa moyenne. Je devrai cependant légèrement hâter le pas du côté de Franchimont si je ne veux pas voir mon bus une nouvelle fois me passer sous le nez, et j’arrêterai ma trotte à hauteur de l’arrêt Waux-Hall, car si je continue, je rate simplement mon bus. Total de la marche, 9 km. Et j’en redemandais ;)

Le Mercedes O405 755117 me reconduit donc à la gare de Verviers Central, où j’ai une bonne vingtaine de minutes à patienter devant la gare avant de reprendre le train, annoncé à 18h34. Avec ce train, j’arriverai encore à une heure raisonnable à Bruxelles avec de quoi me remettre de cette journée bien remplie ;) Pas d’A120, mais un MAN d’occasion à la place + une grosse mouche (!) sur le 69 et un Integro II, je n’ai pas perdu ma journée, finalement ;)

L’arrivée à la Gare du Midi est toujours dans le même ton : pas bon pour l’omnibus (parti 10 minutes avant), ni pour le 50 (à peine raté), j’espère don que le dernier 82 fera moins de chichis que la dernière fois. En passant par le chantier de voies de l’avenue Fonsny, je me dis encore que ce weekend va être dédié à une coupure ici pour raccorder les nouvelles voies, avant de me rappeler que… ça devrait déjà être commencé ! Serais-je donc dans le dernier tram à circuler sur ces anciennes voies, avant la déviation du premier 32 par l’itinéraire de l’ex-18 ?

La journée fut très agréable, c’est tout ce que je vais en retenir ;)