Après près de 6 semaines consacrées exclusivement à la restructuration du réseau STIB, me voici de retour sur le terrain des expéditions. Désolé si vous vous êtes impatientés de la suite des récits de mes balades…

Au menu du jour, un Proxibus et une balade dans le Hainaut septentrional, zone que j’ai encore foncièrement ignorée dans mes balades (et pour cause, les fréquences dans le coin étant franchement pas terribles…)

L’itinéraire prévu était le suivant :

7:34 IR Quiévrain, Bruxelles-Midi –> Braine-le-Comte 7:52
8:12 115b, Braine-le-Comte Gare –> Rebecq Gare 8:28
9:37 115b, Rebecq Gare –> Halle Station 10:14
10:25 471, Halle Station –> Enghien Vieux Marché 10:53
11:14 71, Enghien Vieux Marché –> Geraardsbergen Station 11:51
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12:18 71, Geraardsbergen Station –> Enghien Gare 12:54
13:39 87b, Enghien Gare –> Flobecq Place 14:51
15:25 87b, Flobecq Place –> Ellezelles 4 Vents 15:36
16:04 22, Ellezelles 4 Vents –> Zottegem Station 16:38
16:58 91, Zottegem Station –> Aalst Station 17:42
18:10 214, Aalst Station –> Berchem Shopping 18:53
19:01 82, Berchem Shopping –> Saint-Denis 19:42

M’étant encore facilement extrait de mon lit, je me mis en route quasi immédiatement pour coller le mieux possible au programme. L’horaire du flexibus étant ce qu’il était et ne situant aucun de ses arrêts, je dois viser juste le plus tôt possible. J’arrive à la Gare du Midi sans problème, j’ai assez de temps pour acquérir mon billet, de la presse et attendre patiemment le train. Le panneau indicateur l’annonce déjà avec 5 minutes de retard. Tant que ça ne s’aggrave pas trop, ça peut aller ;)

7h25, je monte sur le quai. Je fus surpris par la vitesse à laquelle l’annonce du train a disparu du panneau une fois que je suis arrivé sur le quai :o . Un message résonne peu de temps après : « suite à un problème de locomotive, le train IR de 7h34 à destination de Mons et Quiévrain est exceptionnellement supprimé… » Génial :( Voilà ma correspondance à Braine qui se met à fondre. Le train suivant étant le La Louvière-Binche de 7h44, lui aussi déjà annoncé en retard, et comme celui-là s’arrête à Halle et Tubize, je peux commencer à prier :(

Enfin, j’essaie de ne pas y penser en me disant que tout est encore envisageable. En quittant Halle à 8h01, je me dis que c’est encore jouable. En quittant Tubize à 8h05, je me dis que mon espoir est encore là. Enfin, arrivée à Braine-le-Comte à 8h10, avec le bus à 8h12, je joue mon va-tout, je me lance dans un sprint féroce et bondis tout juste dans le Citaro LE YJW-444 avant son démarrage. Mon programme est sauvé ! :)

Il est dit qu’aujourd’hui ne serait pas une journée de tout repos. Les travaux dans lesquels j’étais déjà tombé le 15 novembre 2007 ont pris de l’extension, et du coup mon bus s’est retrouvé à faire demi-tour et à stationner 2 arrêts avant la gare. Ignorant que la gare n’était pas rejointe, j’attends encore patiemment dans le bus. Quand il repart dans le sens opposé, je me décide quand-même à descendre. Trouver Rebecq Blocus dans ces conditions, c’est encore pire qu’en situation normale :( . Je ne dois pas me décourager et je me mets en marche, suivant l’itinéraire classique des bus à travers Rebecq.

En tout cas, les travaux ont changé la face de Rebecq, dans la zone où ils ont eu lieu, les artères ont l’air d’avoir rajeuni de 30 ans. En tout cas, voilà un chantier bientôt à son terme, en théorie, à l’occasion de ma prochaine visite, tout devrait re-rouler normalement ;) Après cette petite marche, je tombe sur l’arrêt Rastadt, où s’arrête le Proxibus. D’après l’horaire, je n’ai que 10 minutes à l’attendre en direction de Blocus. C’est l’arrêt suivant, sans doute, mais ainsi ça me donnera l’occasion de faire un bref tour dedans, qu’on approfondira plus tard ;)

Vu que je me retrouve là où je devais être plus tard que prévu et que j’aurai du mal à retrouver l’arrêt du 115b suffisamment vite, je regarde l’horaire du 115r qui dessert également l’endroit. Il y en a un dans peu de temps, et en effet, le Mercedes O405N XUW-737 arrive vite. ce bus me permettra de rallier Quenast, où il fait d’office correspondance avec le 115b, et ici en l’occurrence, avec celui de mon planning :) . Avec un autre Mercedes O405N (plaque non notée), je rejoins d’abord Tubize et ensuite Halle sans trop de soucis ;)

Vu le peu de correspondance à Halle, je me dis que je devrais voir rapidement quel sera mon bus vers Enghien. Et comme j’ai pas toujours de la chance avec Naway, je m’attends à un de leurs engins d’un autre âge. Heureusement, ce n’était pas le cas, et c’est le tout nouveau Jonckheere Transit2000 460118 qui me conduira ;)

Je trouve immédiatement mes aises dans ce bus. A tel point que je m’endors dès Hondzocht du sommeil du très juste. Après un moment, je réouvre les yeux, me demandant ou on est. Je remarque alors qu’on est déjà arrivés à Enghien, et qu’en prime, j’ai raté mon arrêt :( Ma chance est que le terminus de Dodane n’est pas trop éloigné du Vieux Marché et que je connais bien Enghien. Je reviens donc rapidement sur le Vieux Marché, et, vu la présence… du marché, je me mets à la recherche de l’arrêt « Reine Astrid » qui doit encore être desservi par le 71. Je le trouve 2 minutes avant son heure de passage et peux donc l’attendre rassuré. Après un moment, le Mercedes O405 220829 surgit de la rue au-delà de l’arrêt. C’est mon 71 détourné à cause du marché. J’ai juste encore le temps de faire signe et de monter dedans, cap sur Geraardsbergen ;)

On peut se demander l’utilité de ce crochet vers Geraardsbergen, alors que je reviens sur Enghien ensuite. En fait, devant poireauter 3 heures à Enghien avant mon bus et vu les fréquences rachitiques proposées dans la région par le TEC Hainaut, je me suis dit que je tuerais mieux le temps à continuer ma balade, quitte à faire un crochet idiot. J’en profite pour ravitailler à Geraardsbergen ;)

Le retour se fait avec le Jonckheere Transit2000 220743, avec l’airco qui tourne à bloc :) Toutes les conditions sont donc réunies pour me réoffrir une sieste royale :D . A peine sorti de Geraardsbergen, elle n’aura pas tardé, et c’est à Herne que je me réveillai, non sans réessayer de me réendormir. Enghien est proche, je dois tenir le coup. Quand je vois que le marché n’a pas entièrement déguerpi, je descends au Vieux Marché et rejoins la gare à pied. Le temps que je suis resté à la gare sans rien voir me confirme les fréquences malheureuses auxquelles les bus sont soumis dans le coin…

L’étape suivante est le 87b, et je redoute un des Mercedes Conecto de Geenens… Mes doutes sont confirmés quand je vois débouler le 463124. 1h20 dans un Conecto, bon voyage ! :( . Je ne parviens évidemment pas à trouver ma position dans ce sauna roulant, dont la porte avant ouverte ne suffit pas pour remplacer l’air. Heureusement, mon voyage comprend 25 minutes de stationnement en gare de Lessines, ce qui atténue ma souffrance :) . Le voyage dans ce machin s’achève à Flobecq, un cadre différent pour mes photos… Mais toujours ces fréquences misérables, hélas… le bus suivant à se présenter est déjà mon 87b suivant, qui, cette fois est un Mercedes 0405 (458123), merci :)

A croire que quelque chose doit se passer à chaque véhicule que je prends aujourd’hui : je sonne et m’apprête à descendre à l’arrêt 4 Vents, le chauffeur n’a pas remarqué ma demande (faut dire que la porte ouverte rend le signal sonore discret au possible…) Pas de souci, on est sur un tronc commun avec le 22, ça ne m’ennuie pas de descendre à l’arrêt suivant, Breucq. A cet endroit, la frontière linguistique se situe pile au milieu de la N48, au nord, Renaix, en Flandre Orientale, au sud, Ellezelles, dans le Hainaut. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai trouvé normales les différences entre l’arrêt flamand et l’arrêt wallon. Enfin, je me souviendrai qu’à cet endroit je suis descendu d’un bus TEC en Flandre Orientale pour remonter dans un bus De Lijn dans le Hainaut :)

Le bus 22 est encore un Transit 2000, le 220936, et une nouvelle fois, je m’endors. C’est à croire que les Transit 2000 sont plus efficaces que des somnifères sur moi :) . Je me réveille plusieurs fois sur le parcours, mais surtout à Zottegem, à 50 mètres de la gare… et j’avais encore envie de dormir. Quel voyage…

Le calme va revenir finalement sur les 3 derniers véhicules que je dois prendre. Tout d’abord, une fois n’est pas coutume, un Jonckheere Comuno est affecté à mon 91. Le 221112 me fera penser irrémédiablement aux exemplaires régie d’Overijse, leur sensation en tant que voyageur étant absolument identique. Arrivée à l’heure à Aalst, juste le temps de profiter un peu des lieux avant de reprendre le 4153, Van Hool AG500, sur le 214 ;)

Le parcours vers Bruxelles se fait de manière absolument tranquille, je me dis que même à cette heure, même en juillet, le bus articulé a son utilité sur le 214. De loin, je peux déjà voir le 82 qui me ramènera au bercail, une 7700, bah… :(

C’est encore avec un peu de retard (avec le tourne à gauche vers l’avenue Charles Quint sur les voies de tram, ça n’aide pas à la fluidité…) que la motrice 7774 se présentera à l’arrêt. A partir de la gare du Midi, j’ai regretté que ce tram ne fut pas une 7900 vu la charge qui s’y trouvait… Rentré au bercail sans casse, d’une journée pleine de rebondissements ;)

à la prochaine ;)