ven 8 août 2008
8/8 : Namur…. un Citélis, hélas !
Posted by Mapeicyclist under les expéditions de Mapeicyclist
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Voilà quel était l’os à ronger ce vendredi : ramener ne fut ce qu’une photo du brol numéroté 4.411 afin de pouvoir archiver une photo du film en test qu’il dispose tant qu’il en dispose encore…
Ce fut donc une journée complète à l’impro, dans le seul but de se balader sur le réseau urbain de Namur… tant qu’on puisse rentrer en 2, en E et ainsi de suite
Arrivée à pratiquement 11 heures sur la place de la Station à Namur, je me mets en route immédiatement pour prendre le profil des engins disponibles à clicheter à proximité. J’en reviens vers la place de la Station vu que les lignes susceptibles d’accueillir l’ »engin » y font arrêt. Quand on voit la zone d’arrêt pour tout ce qui s’y arrête, c’est un peu étonnant de ne pas tout regrouper en 1 endroit, tout en mettant les terminus ailleurs. On s’y retrouverait plus vite, je crois
20 minutes plus tard déboule le « brol » dans toute sa splendeur. Le chiffre blanc dans le code vert clair ressort bien en journée, mais en pleine nuit, j’ai des doutes sur un rendu optimal. Bref, je me fais un signe de croix et j’embarque dans la chose. Je prends la première place que je trouve, du côté gauche, une place de courtoisie, que je me ferai d’ailleurs un plaisir de céder deux arrêts plus loin, pour me retrouver finalement sur la place avant droite. Face à moi, ce fameux pare-brise-qui-provoque-des-reflets.
L’allure très modérée de l’engin dans le vieux Namur ne me permettra pas de me rendre compte immédiatement de ses « performances ». Juste que pour l’instant, je suis mal assis, et vu la place qu’occupent mes jambes, je me dis que ce siège doit être réservé aux moins d’1m50. On arrive enfin le long de la Meuse, et le bus se met enfin à « bouger » un peu plus vite.
Car « bouger » est bien le mot idéal à utiliser pour ce… euh… truc. Il roule, ça nous sommes d’accord, mais quand il tourne, il fait un effet de roulis et de tangage qui siéraient bien mieux à des villes au bord de mer. Rajoutons à ça que les freins de ce bus semblent aussi aiguisés que les exemplaires luxembourgeois : à la moindre pression sur le frein, le corps ne collait déjà plus sur le dossier du siège. Déjà que ce n’est pas le summum du confort… :/ Le critère du confort des voyageurs devait être franchement absent du cahier des charges de la fabrication du prototype de ce modèle de bus.
On arrive enfin sur une route en côte, et je pourrai enfin me pencher sur les performances propres de la chose en montée. Comparé aux NewAG300 liégeois, ils ont une grosse bataille de retard (ou bien devrais-je tester la vitesse en côte ailleurs qu’à Namur ?
). Rajoutons dans la montée que les mouvements dans tous les sens continuent et ça n’arrange pas les choses. Un R312 est bien plus stable…
Enfin, le bus arrive à son terminus de la place communale de Beez. Je pousse un ouf en débarquant du bus et m’enquière immédiatement de voir ce qu’il y a encore dans le coin. Le constat est amer : rien d’autre ! Et la fréquence du 5 sur cette antenne est, disons, relativement basse. A moins de traverser la Meuse à la nage pour aller récupérer un bus 12 dont je ne sais même pas à quelle heure il passe, je n’ai plus que 2 alternatives : soit je remonte l’itinéraire du 5 à pied, sans trop savoir par où aller, soit… je repars avec le bus avec lequel je suis arrivé. Amen !
J’opte avec témérité pour la 2ème hypothèse, et décide, après m’être à nouveau signé de croix, de m’installer ailleurs. Ca peut sans doute revoir mon jugement sur le confort. En fait, en se mettant ailleurs, ça va un peu mieux. On se sent à présent dans un Agora qui tangue… Ce n’est pas sans une grosse satisfaction que je débarquai du bus au P+R St Nicolas et d’ensuite me mettre en route à pied vers le centre et la gare. I’m a survivor of the 4.411
Pauvres Namurois ! Encore devoir supporter ça pendant 10 ans au moins ! Je vous souhaite bien du courage et j’espère que ces bus vont se bonifier avec l’âge…
Heureusement, il est l’heure de manger, ça va bien aider à se remettre de ses émotions
. Juste pendant ma pause midi, la première averse se met à tomber. Le temps de finir de manger et ça se calme déjà… Je peux ainsi me placer pour une bonne séance de photos sur la place de la Station, avant de repartir sur une ligne au hasard, le premier venu. Sauf que le premier venu est un brol dont je venais d’en prendre, donc on oublie… Le suivant est un R312 sur le 3. Après cette expérience, on en vient même à être heureux de monter dans ça… ça veut tout dire…
Et me voici en route vers la Citadelle
Jamais je n’aurais pu penser qu’un voyage en R312 pouvait être un plaisir quand on embarque dedans après un brol… J’ai le temps de réadmirer le parcours de cette ligne dont je me plais toujours à resuivre l’itinéraire…débarquement au sommet et le bus repart. Ce sera un City 041 qui me reconduira vers la gare. A chaque bus, j’améliore le niveau
J’ai maintenant trouvé un véhicule idéal pour le mode sieste et je peux réaliser la première de ma journée. Je me réveille avant d’arriver à la gare, ça marche toujours bien
Après un nouveau bref stationnement dans le coin, on repart vers Jambes cette fois, puisque après avoir raté un 8 et un 9 parce que je n’attendais pas aux bons arrêts (qu’est ce que je disais là plus haut… :s) ce fut un 11 qui se présenta le premier. Encore un R312, parcours sans souci aucun. Je descends place de Wallonie à Jambes et j’ai l’embarras du choix pour revenir vers la gare. Ce sera en Jonckheere Transit sur le 80, avec une bonne sieste à la clé
. Ce sera même une passagère qui devra me réveiller car le bus était arrivé à son terminus :/
L’averse suivante en profite pour déverser ses seaux d’eau, et je parviendrai à esquiver l’ensemble de celle-ci de maitresse manière. Juste le temps de me refaire une nouvelle petite série de photos et… de rester à proximité. 16h25 et l’heure de départ de mon 2 approchent…
Mais la soif se fait sentir. J’ai encore largement le temps de m’offrir un Perrier à la gare et de me rendre à mon aise à la gare des bus pour le 2. Un S2000T cette fois-ci, pour une ligne dont je n’ai jamais compris la subtilité d’y accrocher un 2 barré ligne urbaine. Ces deux lignes pour moi sont bel et bien distinctes et doivent avoir chacune un indicatif différent. Soit… je suis là pour repartir vers Perwez et m’endormir méchamment dans ce 4.110
M’endormir méchamment au point que… c’est la bouteille de Perrier qui va me réveiller, tout en surprenant la passagère assise devant moi. La bouteille parvient à s’esquiver de l’emprise de mes mains et s’en va frapper le sol… hem :/ Ce qui aura pour effet que je ne me réendormirai dans plus rien d’ici mon arrivée à Bruxelles.
A Perwez, je connais le reste du programme, vu que le E que je dois y prendre est le même que jeudi dernier, quand je rentrais du Limbourg. Cette fois, c’est le Jonckheere Transit 901126 qui m’attend, pour une première du tronçon Perwez – Wavre dans un autre type de véhicule qu’un O.405. Une impressionnante averse va tomber du côté de Chaumont-Gistoux, jusqu’à Wavre, et il ne valait mieux pas se trouver sur la piste cyclable longeant la route sous peine de se faire très copieusement arroser par le bus E…
Cette fois, j’aimerais finir mon parcours en prenant le E suivant, afin de varier les plaisirs. Après une petite heure d’attente à Wavre, le Transit 2000 901138 se présente et m’offre le confort que j’attendais pour un retour tranquille vers la capitale… J’ai à peine le temps de débarquer de ce bus pour bondir dans un 94 qui était prêt à partir et d’enfin me retrouver ensuite à Bailli dans le 54 qui me reconduira chez moi.
Une journée riche et une bonne épreuve, ce n’était pas si mal en somme